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Devendra Banhart, l’artiste aux mille influences

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Plus que jamais, le dernier album de Devendra Banhart, “Smokey Rolls Down Thunder Canyon”, divise. Les fans inconditionnels de l’album “Cripple Crow” paru en 2005 trouvent dans ce nouveau disque la confirmation du talent de l’artiste, ou bien au contraire, déplorent la fantaisie des précédents morceaux. Et ceux que “Cripple Crow” avait laissés dubitatifs découvrent un musicien bourré de talent, ou bien considèrent définitivement Devendra Banhart comme un amateur sans véritable projet musical.
db2Il est vrai que l’artiste nous avait habitués à plus de gaieté, de folie dans les mélodies et dans les textes. A vrai dire, il nous avait invités et convertis à un univers artistique que l’on peine à retrouver dans ce dernier album. Mi-vénézuélien, mi-américain, Devendra Banhart ne peut pas être classé dans une catégorie précise, à tel point qu’on le range “par défaut” dans le courant un peu trop vaste et flou du “Freak-Folk”. Son genre, justement, c’est de n’en avoir aucun. Pas dans le mauvais sens de terme, loin de là, car Devendra Banhart mêle dans tous les morceaux des influences aussi diverses que variées.
Ce dernier album en est un très bel exemple, puisqu’il mélange folk, gospel, samba, tendances swing ou punk, ballades façon far-west à son éternelle base latino. Cet éclectisme, loin de créer une cacophonie de rythmes et d’influences, nous offre une fois de plus toutes les différentes facettes de l’univers de cet artiste pour le moins marginal. Le point fort de cet album, c’est de nous présenter Devendra Banhart sous un nouveau jour: celui d’un vocaliste remarquable. On le savait doté d’une voix très particulière, extrêmement modulable et expressive. Ici, cette voix s’adapte à tous les genres. Elle se fait grave et profonde dans “Shabop Shalom”, façon crooner américain; suave et légère dans “Freely”; ou encore rocailleuse et puissante dans “Saved”.
db3La seule chose que l’ont pourrait réellement reprocher à cet album serait sa longueur. Seize titres, de qualité égale mais qui au fil du disque finissent par ne plus faire grande impression. Et c’est bien dommage, dans la mesure où “Smokey Rolls down Thunder Canyon” est un album d’une très grande qualité qui en dépit de l’effet de désordre apparent qu’il peut renvoyer aux oreilles non averties, offre des mélodies et textes soignés, chantés comme à l’habitude du chanteur dans des langues différentes (Espagnol, Anglais et Portugais).
Plus de mélancolie dans cet album donc, on se prend à regretter les mélodies enjouées de “Cripple Crow”. Pour un temps seulement. Celui de se laisser absorber par les rythmes sereins, puissants, et la voix fascinante de Devendra Banhart.

Elsa Lorphelin

« Smokey Rolls Down Thunder Canyon » de Devendra Banhart, Ed. XL/Beggars music France, 19 €

Découvrir et écouter Devendra Banhart sur MySpace

L’enregistrement de la chanson « Seahorse » par Devendra Banhart :

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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