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L’arrivée en douceur de Simone White

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Il arrive souvent que les artistes les plus discrets soient de merveilleuses découvertes musicales. Une fois n’est pas coutume, la chanteuse californienne Simone White, du haut de leur tout premier album, suscite déjà l’engouement de ceux qui savent tendre l’oreille. Sorti en Juin dernier aux Etats-Unis, “I am the Man” ne sera disponible en France qu’à partir de ce mois-ci. Accompagnée d’une guitare et de sa seule voix claire, Simone White nous invite avec beaucoup de pudeur à entrer dans son univers délicat et coloré.
sw2Vous ne connaissez peut-être pas son nom, mais vous l’avez sûrement déjà entendue. Car à la sortie américaine de son album, Simone White n’est pas passée inaperçue. En effet, sa chanson “The Beep Beep Song” a immédiatement été utilisée pour la publicité d’une célèbre marque automobile. Mais avant que les médias ne braquent les projecteurs sur elle, la jeune chanteuse avait déjà préféré faire les choses à sa façon. C’est à dire par elle-même. Grande utilisatrice de Youtube, on pouvait y trouver en ligne quatre vidéos de quatre chansons présentes sur “I am the Man”. Des vidéos qu’elle a elle-même réalisées, qui ne dissimulent pas leur côté “amateur”, mais qui traduisent étonnamment bien l’univers dans lequel évolue la chanteuse.
Née à Hawaï, elle a vécu à Seattle, puis à New York. A Paris également. Et de tous ces lieux, elle semble n’avoir gardé que le plus beau, comme si la vie n’était qu’une vitrine féerique vue par des yeux d’enfant. C’est un peu cela, la musique de Simone White ; de la fraîcheur et de l’innocence, empreints d’une sorte de nostalgie diffuse.
sw3 A la voir, on pourrait croire que tout n’est qu’un jeu. Elle court, elle saute, ses vidéos mêlent habilement simplicité et originalité, on y voit des montagnes russes, des flaques d’eau dans lesquelles la chanteuse saute à pieds joints. Dans la chanson “I am the Man”, Simone White refait le monde, dans “Why is your raincoat always crying?”, elle semble jouer à se déguiser. Comme si son album était en réalité la compilations de chansons qu’une jeune fille aurait composées dans sa chambre, sans prétention, entourée de photos et de souvenirs.
Et pourtant, Simone White n’a rien d’une midinette. Contrastant avec son visage de poupée de porcelaine et sa façon de chanter comme par accident, comme si elle n’était pas vraiment présente, on trouve dans ses chansons beaucoup de fragilité et de profondeur. Les chansons se suivent et se complètent. De titres enjoués tels que “Mary Jane” ou “The American War”, on passe à des morceaux plus nostalgiques, tels que “You May be in Darkness”, “Only the Moon”, ou le magnifique “Roses are not Red”.
Un album qui laisse présager du meilleur pour la suite de la carrière de Simone White, et qui annonce en avance l’arrivée du printemps. A écouter bien au chaud, le visage dans un rayon de soleil !

Elsa Lorphelin

« I am the man » de Simone White, Ed. Honest Jons/EMI, 15 €

La page MySpace officielle de Simone White, et son site Internet.

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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