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Le dragon du lac de feu, premier Disney pour adultes

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Dans les années 80, les films « live » produits par Walt Disney étaient plus rentables que les long-métrages animés. Ainsi, le studio a engrangé deux fois plus de bénéfices sur le sol américain avec le long métrage fantastique Dragonslayer (Le dragon du lac de feu en V.F.) qu’avec le dessin-animé Rox et Rouky. Mais Dragonslayer reste surtout connu pour être la première production Disney à avoir écopé d’une interdiction pour les plus jeunes.
dragonslayer_aff-frLe scénariste Matthew Robbins est un caméléon qui traîne dans les coulisses d’Hollywood depuis les années 70. Infiltré dans la bande de George Lucas (il a travaillé sur le script de THX 1138), son premier scénario est mis en image par un certain Steven Spielberg en 1974 : Sugarland Express lui permet de décrocher le prix du scénario au festival de Cannes. Spielberg considère aujourd’hui encore qu’il n’aurait pas eu « un début de carrière aussi rapide » sans les idées de Matthew Robbins.
Le scénariste a utilisé ce succès pour pouvoir passer derrière la caméra. Mais son projet de film fantastique reste cher : même Francis Ford Coppola ne peut le financer. Persuadé que son histoire s’adresse aux enfants, Matthew Robbins se tourne alors vers Disney.
Depuis les succès planétaires de La Mélodie du bonheur ou de Mary Poppins, les productions de Mickey sont réputées depuis longtemps pour leurs films « live ». Généreux sur le budget, Disney accepte les yeux fermés de produire le projet du scénariste : Dragonslayer.
dragonslayer_02 Après le décès de son maître, un jeune sorcier décide de s’acquitter d’une mission de ce dernier : tuer le dragon qui terrorise le royaume d’Urland. Une région en proie à une sourde révolte : le roi a pactisé avec le dragon et lui offre régulièrement une vierge du royaume, désignée par le hasard. Notre jeune héros se retrouve au centre d’intrigues politiques alors qu’il doit affronter un monstre terrifiant.
Le dragon, réalisé grâce à la technique Go motion (une version améliorée de l’animation en stop-motion utilisée dans Star Wars) a été développée par l’équipe d’ILM (nommée à l’Oscar), la société d’effets spéciaux de George Lucas. Ce réalisme confère au monstre un aspect horrifique, renforcé par une mise en scène qui privilégie le suspense.
dragonslayer_aff Plus le projet Dragonslayer avançait, plus le film devenait adulte. Confiants, et après de nombreux débats internes, les producteurs décident d’assumer les idées de Matthew Robbins (dans les années 80, le genre fantastique pour adultes est en vogue). D’autant que le résultat final n’est pas forcément plus violent qu’un Eragon aujourd’hui. « Nous avons finalement fait un film pour ados et adultes en mal de fantastique » déclarait le producteur Hal Barwood, à la sortie du film. Seulement, Disney s’est plus présenté comme un bailleur de fonds, ne voulant pas entacher son image de « faiseur de films pour enfants ». Aux États-Unis, le film sort sous la bannière Parmount, alors que la participation de ce studio dans la production n’est que minoritaire.
Malgré la polémique soulevée par le film (interdit au moins de douze ans à sa sortie), Dragonslayer reste un excellent divertissement, dans lequel se démène Peter McNicol (un acteur que tout le monde connaît pour être John Cage dans Ally McBeal ou le Dr Larry Fleinhardt de Numb3rs). Si le film vieillit un peu (la 3D est plus réaliste que les marionnettes animés en Go motion), il garde tout son charme, grâce à son histoire bien ficelé et sa réalisation impeccable. Et ne croyez pas que chasser du dragon dans les années 80 reste démodé…

Gaël Vaillant

Un film de Matthew Robbins avec Peter MacNicol, Caitlin Clarke, Ralph Richardson, John Hallam.

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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