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Avec le jazz, Coppola file un bon Cotton

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1985 : Francis Ford Coppola est considéré comme le réalisateur le plus brillant de son temps. Depuis Le Parrain, sorti en 1972, il aligne les succès. Apocalypse Now, Coup de cœur, Outsiders, Rusty James… Le virtuose enchaîne les genres et transforme chaque essai en coup de maître. Mais, à chaque nouveau projet, le public attend encore plus. « Je suis en permanence sous-pression car j’ai l’impression qu’on attend de moi de renouveler tous les cinémas. Ce qui m’est impossible » déclarait le réalisateur en 1984. Cette année, il prend la décision de revenir à son genre préféré : le polar sur fond de fresque historique. Pour cela, il choisit le Cotton Club, le lieu mythique de la culture noire à Harlem. Seuls les blancs avaient le droit d’assister aux numéros des meilleurs jazzmen et autres danseurs de claquettes.
cottonclubaffiche2Si le Cotton Club a révélé Duke Ellington et le jazz à New York, la salle reste célèbre pour être le QG de la mafia italienne new-yorkaise. Une réputation qui ne pouvait que plaire à Coppola, fasciné par les histoires de gangsters des années 20-40 (trois ans plus tard, il se portera d’ailleurs volontaires pour le projet des Incorruptibles, qui sera finalement réalisé par Brian de Palma).
Coppola s’est à nouveau associé à Mario Puzo, l’auteur du Parrain et scénariste de Superman (version 79). Avec son partenaire fétiche, il a concocté une histoire d’amour, de flingues et de jazz, dans la veine des plus grands divertissements américains. L’histoire décrit le destin de deux hommes qui feront le succès du Cotton Club sans le vouloir : Dixie Dwyer -musicien, blanc, beau gosse avec une gueule de cinéma, qui va devenir, par amour pour l’argent et pour une chanteuse sensuelle, l’image de marque de la mafia locale- et Sandman -danseur de claquettes surdoué, noir, romantique et passionné, qui va devenir la star sur scène du club.
Ces deux hommes n’ont rien en commun, et leurs destins sont semblables à deux rails de chemin de fer. Ils se rencontrent rarement, quand l’un est sur scène, l’autre est assis parmi les gangsters. Le blanc est interprété par Richard Gere, jeune talent révélé par American Gigolo en 1980. Le comédien livre une interprétation assez similaire à celle qu’il donne dans Chicago, l’adaptation de la comédie musicale sortie en 2003 : il donne le meilleur de lui-même. Il faut toutefois admettre que Richard Gere n’est pas le plus grand des acteurs.

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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