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Interview Ari Folman : « Valse avec Bachir a toujours été pour moi un documentaire d’animation »

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A quelques jours de l’ouverture du Festival de Cannes, le film d’Ari Folman, Valse avec Bachir, est déjà l’un des principaux favoris au palmarès ! Il faut dire que ce long métrage a de quoi attirer l’attention : il s’agit de l’un des premiers documentaires d’animation dans l’histoire du septième Art. Le film revient sur l’expérience personnelle du réalisateur, qui a combattu dans l’armée israélienne au cours des années 80, et participé à cette époque à la guerre du Liban.
Nous publions ici l’une des premières interviews accordé par le réalisateur à la presse. En attendant avec impatience la projection du film sur la Croisette, et sa sortie le 25 juin prochain dans les salles françaises.

Le synopsis officiel de Valse avec Bachir


Ari, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu’il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 ! Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades. Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d’Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d’aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d’armes. Plus Ari s’enfoncera à l’intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface.

valse_2Le film s’inspire-t-il de votre propre expérience ?

Cette histoire est mon histoire personnelle. Le film retrace ce qui s’est passé en moi à partir du jour où j’ai réalisé que certaines parties de ma vie s’étaient complètement effacées de ma mémoire. Les quatre années pendant lesquelles j’ai travaillé sur Valse avec Bachir ont provoqué en moi un violent bouleversement psychologique. J’ai découvert des choses très dures dans mon passé et en même temps, pendant ces années-là, ma femme et moi avons eu trois enfants. Finalement, j’ai peut-être fait tout cela pour mes fils. Pour que, lorsqu’ils grandiront et verront le film, cela puisse les aider à faire les bons choix, c’est-à-dire de ne participer à aucune guerre.

Faire Valse avec Bachir était comme une thérapie pour vous ?

La quête de souvenirs traumatiques enfouis dans la mémoire est une forme de thérapie. Une thérapie qui a duré aussi longtemps que la production du film : 4 ans. Au cours de cette période, j’oscillais entre la dépression la plus noire, engendrée par les souvenirs retrouvés, et l’euphorie du projet de film, avec cette animation novatrice, qui avançait bien plus vite que prévu. Si j’étais vraiment passionné de psychothérapie, je penserais que faire ce film m’a transformé en profondeur. Mais je dirais plutôt que réaliser le film était la partie agréable, et la thérapie la partie douloureuse.

valse_3Est-ce que les personnages interviewés dans le film sont tous réels ?

Sept sur neuf. Pour certaines raisons, Boaz (mon ami qui faisait ce rêve avec les chiens) et Carmi (mon ami qui vit aux Pays-Bas) ne voulaient pas apparaître à l’écran sous leur véritable identité. Mais leurs témoignages sont réels.

Connaissez-vous d’autres personnes ayant vécu cette expérience ?

Bien sûr. Je ne suis pas le seul. Je pense que des milliers d’ex-soldats israéliens ont enfoui leurs souvenirs très profondément. Ils pourraient vivre ainsi le reste de leur vie. Mais cela peut toujours exploser un jour, causant on ne peut savoir quels dommages. C’est exactement ce que l’on nomme la maladie du stress post-traumatique

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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