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Rentrée littéraire de septembre 2011, les romans français

La chronique familiale sera aussi le centre de très nombreux livres de cette rentrée. Pour son nouveau roman Les souvenirs, très mis en valeur par son éditeur Gallimard, l’auteur de La délicatesse David Foenkinos fait le portrait de son grand-père. C’est la relation père/fils qu’Amélie Nothomb a choisi d’explorer dans son nouvel opus, Tuer le père (Albin Michel), situant son action dans l’univers des magiciens et des joueurs de cartes. Une relation également explorée par Brigitte Giraud dans Pas d’inquiétude (Stock), où un homme très actif se voit transformé en homme au foyer pour garder son fils malade, alors que son épouse est très prise par son tout nouvel emploi. Après de nombreux livres sur la psychologie des hommes politiques, Ali Magoudi se replonge lui aussi, dans Un sujet français (Albin Michel) dans l’histoire de son père, récemment décédé, qui lui avait demandé d’écrire son histoire, mais n’avait rien raconté. C’est également un homme à la recherche de ses origines paternelles qui fuit son couple dans Le nom de son père (Stock), le nouveau roman de Stéphane Guibourgé. Laurence Tardieu aborde douloureusement dans La confusion des peines (Stock) l’absence brutale de son père, qu’elle a adoré enfant, avant que ce dernier ne soit condamné pour corruption. Dans son troisième roman, Rouge argile (Liana Levi), Viriginie Ollagnier repart sur les traces de son « second père » dans la maison familiale au Maroc, quittée vingt ans plus tôt. Last but not least, Laurent Seksik revient, un an après le triomphe des Derniers jours de Stefan Zweig, avec La légende des fils (Flammarion), où il explore la relation complexe d’un fils cherchant à gagner l’affection de son père traumatisé par la guerre, dans l’Arizona des années 60.
Les relations des fils et filles avec leur mère seront, bien logiquement, également au programme d’une rentrée autant centrée sur la famille. Un an après la succès de Ce que je sais de Véra Candida, Véronique Ovaldé fait le portrait d’une mère qui voit fuir sa filles dans Comme des oiseaux (Éditions de l’Olivier). Pour son quatrième roman, La petite (Albin Michel), la productrice de films Michèle Halberstadt analyse les « océans de désespoir » qui envahissent une petite fille des années 60. Un an après le triomphe des Heures souterraines, Delphine de Vigan analyse ses relations complexes avec sa mère dans Rien ne s’oppose à la nuit (Lattès), et investigue dans sa famille pour tenter de percer le secret de la douleur de ce personnage. Linda Lê, qui a choisi de ne pas avoir d’enfant, écrit à celui ou celle qu’elle ne veut pas mettre au monde dans A l’enfant que je n’aurai pas (NiL). L’acteur Charles Berling emprunte dans son premier roman la première phrase de L’étranger de Camus pour traiter de l’absence de sa mère décédée dans Aujourd’hui, maman est morte (Flammarion). Enfin, Jean-Jacques Sempé revient avec la très attendue suite de Sempé à New York, avec un volume dessiné consacré aux enfants, tout simplement titré Enfances (Denoël).
Plusieurs romans s’attardent plus précisément sur les relations familiales de façon générale. Dans une fausse auto-fiction familiale matinée de fantastique, Benjamin Berton imagine dans La chambre à remonter le temps (Gallimard) le bonheur troublé de son foyer, qui vient d’emménager dans une nouvelle maison, dont une des chambres relève des propriétés surnaturelles. La famille, à l’heure des vacances autour de la piscine d’une maison bourgeoise est au centre du premier roman de Caroline Lunoir, La faute de goût (Actes sud). Liés par la « fatalité du sang », quatre hommes retournent en Algérie, sur les traces d’une femme de leur jeunesse, frappée de répression sexuelle, dans L’ampleur du saccage (Actes sud), deuxième roman de la romancière Kaoutar Harchi. Enfin, l’auteur russe Dimitri Bortnikov convoque les membres de sa famille décidée dans son premier roman-choc, Repas de morts (Allia).

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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3 réponses à “Rentrée littéraire de septembre 2011, les romans français”

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  • arnauddudek dit :

    Ah je ne raterais pour rien au monde la revue d’effectifs de rentrée de Culture Café…
    Deux remarques rependant :
    1) Xabi Molia a signé deux romans chez Gallimard avant ” reprise des hostilités ” au Seuil ; ” avant de disparaître est donc son 4ème roman ;
    2) C’est Christian Oster (et non Ostar) qui publie ” Rouler “.

    par ailleurs, j’ajouterais à cette liste ” Nos cheveux blanchiront avec nos yeux ” de Thomas Vinau (Alma) et les ” Parties communes ” de Camille Bordas (Joêlle Losfeld), dont je suis en train de dévoré les ” treize desserts “.

    Vivement la rentrée littéraire des romans étrangers !

  • Christophe GREUET dit :

    Merci Arnaud pour ces précisions.
    Concernant le rentrée littéraire étrangère, vous ne devriez pas attendre longtemps, puisque l’article est prévu pour la fin de la semaine. Et je peux vous dire qu’il sera… copieux !!

  • Georges Lazarre dit :

    Merci à Culture Café pour cette bien délicieuse mise en bouche. J’aimerais moi aussi pouvoir dévorer toutes ces oeuvres (en même temps).

    Ceci dit, il ne reste malheureusement pas beaucoup de place pour faire connaître les productions des petites maisons d’édition, à l’occasion de la Rentrée littéraire. Je cite à titre d’exemple le livre “Les Martyrs de Cinco Chagas” (Editions Orphie)… qui mérite d’être lue. Au moins pour son histoire qui raconte le calvaire du peuple chagossien, “déporté” de son archipel au début des années 60, pour que soit installée la base militaire américaine de Diego Garcia.

    Quoi qu’il en soit, bravo pour votre aventure culturelle.

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