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Pour son deuxième roman, Sacha Sperling dessine des Cœurs en skaï mauve

Révélation littéraire et buzz médiatique de la rentrée littéraire 2009, Sacha Sperling revient avec un nouveau roman, Les cœurs en skaï mauve, qui paraîtra chez Fayard le 17 août prochain. Après avoir emprunté le titre de son premier ouvrage (Mes illusions donnent sur la cour) à une chanson de Gainsbourg, le jeune écrivain de 20 ans s’est tourné cette fois-ci vers 37°2 le matin, où l’expression est employée autant dans le roman original de Philippe Djian, que dans une des chansons de la bande-originale du film qu’en a tiré Jean-Jacques Beinex.
La référence est d’ailleurs pertinente, puisque dans ce nouveau texte, l’auteur quitte les beaux quartiers de Paris pour nous entraîner dans les contrées sauvages d’une région indéterminée (est-ce la Normandie ? les grands espaces américains ?). On y assiste à une histoire fugace et presque irréelle entre un garçon et une fille qui essaient d’échapper au monde qui les entoure.
Personnage énigmatique, Sacha Sperling a toujours autant dissimulé son véritable nom que son lien de parenté avec deux réalisateurs connus (il fut rapidement dévoilé néanmoins qu’il est le fils de Alexandre Arcady et Diane Kurys).
Il racontait dans son premier roman une histoire très proche de la sienne, livrant une auto-fiction survoltée et de bonne facture (même si le texte n’était pas totalement abouti sur le plan littéraire, voir notre critique). On a hâte de découvrir ce que le jeune auteur, qualifié de « nouveau Sagan » par quelques critiques euphoriques, a réussi avec un univers sauvage et onirique, très loin des immeubles bourgeois de la capitale.

Les cœurs en skaï mauve de Sacha Sperling – Présentation de l’éditeur


Jim travaille dans un vidéo club. Lou rêve de danser dans les clips sur M6. Ils vivent non loin de la zone industrielle, au milieu des pizzahut et des buffalo grills. À moins que ce ne soit en Californie, entre les cactus du désert des Mojaves et les sunlights de Los Angeles.
Parce que Jim est un cowboy, il peut vivre comme dans les films. Ça tombe bien, Lou aime les garçons sur grand écran. Ceux qui savent faire de leur Renault des Cadillac, ceux qui transforment les autoroutes de Normandie en route 66. C’est pour ça qu’elle accepte de le suivre. Mais que faire quand commence à défiler le générique ?
Le temps d’un été, un garçon et une fille tentent d’échapper au monde. Quelques jours durant, ils pensent mieux y arriver en s’aimant. Mais ignorer la vacuité de son existence n’a jamais suffi à la combler. Un jour, les palmiers redeviennent des platanes.

© Éditions Fayard, 2011

Extrait de Les cœurs en skaï mauve


Ce n’est qu’en rêve qu’il lui semble entendre les ultimes hurlements de Sitting Bull à travers les dunes baignées de lumière.
Dans ses songes, il erre, libre et anxieux. Quelque part avant que tout se mette à saigner. Au milieu de plaines immenses qui n’avaient jamais encore connu de clôtures. Là où les bisons suivaient d’épais nuages qui couvraient d’ombre le désert tendu vers l’éternité.
En vrai, Jim est né loin de tout ça.
En vrai, Jim tient des cocktails Molotov qu’il lance sur les routes de campagne, juste pour voir quelque chose briller dans la nuit. Il n’a jamais eu à lever le poing, juste à appuyer sur les touches de la télécommande.
Il a capitulé, Jim.
Il veut manger des Big Mac en regardant les filles dans les clips. Il veut qu’on lui mette la cuillère dans la bouche. Comme papa et maman qui faisaient des bruits
d’avion pour qu’il avale. Il veut qu’on le gave de rayonnements cathodiques. Avec un peu de Ketchup dessus. Jim trouve que les choses passent mieux avec un peu de Ketchup dessus.

© Éditions Fayard, 2011

« Les cœurs en skaï mauve » de Sacha Sperling, Éditions Fayard, 256 pages, 18,90 €. Parution le 17 août.

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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