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James Ellroy dévoile son « obsession des femmes » dans son nouveau livre, La malédiction Hilliker

Pile un an après le très remarqué Underworld USA, le nouveau livre de James Ellroy, La malédiction Hilliker, paraîtra en France le 19 janvier 2011, comme d’ordinaire chez son éditeur Rivages.
Ce livre intimiste, dans la veine de Ma part d’ombre, dévoile les relations complexes d’Ellroy avec les femmes qui ont jalonné sa vie. Ce texte à part dans l’œuvre d’Ellroy a connu un accueil retentissant lors de sa parution cet été aux États-Unis.
Rivages (qui éditera également en février un inédit d’Elmore Leonard, La guerre du whisky) a dévoilé cette semaine une présentation extensive de l’ouvrage. La voici.

La malédiction Hilliker
Présentation de l’éditeur


« Ce livre m’a dévasté », dit James Ellroy à propos de La Malédiction Hilliker qu’il définit comme « un manifeste romantique ».
De la mère aux épouses et aux amantes, toute l’œuvre d’Ellroy procède du féminin et trouve sa source dans cette « malédiction » sur laquelle il s’expliquait déjà dans Ma part d’ombre : « Ma mère m’a donné ce cadeau et cette malédiction : l’obsession. »
C’est précisément le cœur de ce nouveau livre : l’obsession des femmes, sans lesquelles il se sent « désincarné ». La phrase d’ouverture, « Pour que les femmes m’aiment », énonce d’emblée le principe fondateur de la vie émotionnelle et créatrice d’Ellroy. Une phrase déjà prononcée par Don Crutchfied, double fictif de l’auteur, dans Underworld USA.
En six mouvements - « Elle », « Elles », « Cougar », « La Déesse », « La Pluie », « Elle » – Ellroy revisite les moments clés de ses relations avec les femmes, à commencer par la première d’entre toutes, sa mère Geneva Hilliker, objet de la « malédiction » qu’enfant il lança contre elle, souhaitant la voir morte. Trois mois plus tard, elle était assassinée. Après avoir vainement tenté de retrouver la trace de son meurtrier dans Ma part d’ombre, il entreprend ici une autre forme d’exorcisme : annuler la malédiction à travers la quête des autres femmes, passer de « Elle » à « Elles ». Les autres, ce sont les adolescentes sur lesquelles il fantasmait dans sa jeunesse, mais aussi des femmes mûres, réelles ou imaginées ; celle qui exerça une influence majeure sur lui, la journaliste Helen Knode, alias Cougar, puis « La Déesse » Joan, inspiratrice du personnage éponyme d’Underworld USA, et enfin, l’autre « Elle », la femme qui partage sa vie aujourd’hui. La boucle est bouclée.
Ellroy met son existence à nu dans un livre exceptionnel à tous égards. D’abord par la lucidité et l’honnêteté dont il fait preuve, la sincérité avec laquelle il parle de lui (y compris de sa dépression).
Mais ce qui frappe aussi, c’est sa capacité à éviter le piège du déballage racoleur grâce à une écriture sans équivalent. Il fait partie de ces créateurs qui métamorphosent leur vécu le plus intime en objet littéraire : Ellroy devient le personnage d’Ellroy. Il y parvient au moyen d’un style ramassé jusqu’à l’abstraction, qui soudain devient grave et élégiaque, transformant alors le récit en une déchirante confession, en un hommage aux femmes, en une œuvre palpitante de vie, remplie de contradictions folles et d’extraordinaires intuitions sur la nature féminine. Mélange de rigueur, de mysticisme et de sexualité, ce livre à la forme austère et au contenu électrique rassemble toutes les fulgurances et les faiblesses d’un homme hors du commun qui a mis sa vie tumultueuse au service de la littérature.

© Éditions Rivages, 2010

« La malédiction Hiliker » de James Ellroy, traduit de l’anglais (États-Unis) par Jean-Paul Gratias, éditions Rivages/Thriller, 20 €. Parution le 19 janvier 2011.

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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