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David Foster Wallace, entre névrose et littérature

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Bien que quasi-inconnu en France, David Foster Wallace est considéré comme l’un des auteurs américains les plus influents de sa génération. Son suicide par pendaison le 12 septembre 2008, à seulement 46 ans, a provoqué un terrible sentiment de perte chez ses fans et les critiques littéraires. Bien que dense, l’œuvre de Wallace est relativement brève pour un auteur ayant écrit pendant plus de vingt ans : deux romans, trois recueils de nouvelles, deux volumes d’essais, un ouvrage sur l’infini, et de nombreux reportages pour la presse magazine. David Foster Wallace est l’auteur d’Infinite jest, un roman de 1300 pages paru en 1996, qui est considéré comme l’un des livres majeurs de la littérature américaine contemporaine. La parution cette semaine en France de son foisonnant premier roman, La fonction du balai, inaugure la publication complète de son œuvre par l’éditeur Au diable Vauvert, qui avait déjà édité il y a quatre ans un volume de nouvelles et un autre d’essais.
David Foster Wallace est né en 1962 à Ithaca, dans la région de New York. Son père est alors étudiant en philosophie, et sa mère professeur d’anglais. Trois ans après sa naissance, la famille déménage à Urbana, car le père accepte un poste d’enseignant à l’université de l’Illinois. La sœur de David, Amy, est de deux ans sa cadette. Elle raconte que la famille ne cessait de jouer avec le langage, inventait des mots qui n’existaient pas, ou pratiquait des substitutions. Ses parents décidèrent un jour de remplacer le mot “pie” (gâteau) par “3,14159″ (qui correspond au nombre Pi, également prononcé “pie” en anglais). C’est peut-être l’une des origines de la prose unique souvent inventée par Wallace dans ses livres.
Au début des années 80, alors qu’il vient de commencer ses études à l’université de Amherst (Massachusetts), Wallace commence à être pris de crises de panique. Ce sont les premiers signes de la profonde dépression nerveuse qui le poursuivra toute sa vie. Il y partage une chambre avec l’écrivain Mark Costello (notamment auteur des Maîtres du jeu). A la fin de la première année, celui-ci trouve Wallace assis sur son lit, une valise entre les jambes : il souhaitait simplement « renter chez lui ». « Quelque chose ne va pas chez moi » déclara t-il à son ami. Plus tard, Wallace expliqua dans une interview avoir « fait la crise de la quarantaine à vingt ans. Cela n’augure pas bien de ma longévité ».

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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3 réponses à “David Foster Wallace, entre névrose et littérature”

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  • g@rp dit :

    Sentiment de perte chez ses fans…
    Exact.
    Sait-on quand sortira la trad de Infinite Jest ?
    Quant à La fonction du balai, j’attends ça avec impatience.
    Les autres aussi, bien entendu.
    Mais une fois que tout aura été traduit & édité ?
    Sentiment de perte, encore.

  • Christophe GREUET dit :

    Ah, Infinite Jest en français… Vaste programme !
    D’après mes informations, qui ne pas très récentes (mais pas très vieilles non plus), ce ne sera pas encore pour tour de suite. L’éditeur ne s’avance pas sur une date, mais personnellement je parierai sur un janvier ou septembre… 2011.
    Comme le savent tous ceux qui ont eu le livre original entre les mains, il pose plusieurs types de problèmes : de traduction bien sûr, étant donné la complexité du texte, mais aussi tout simplement de présentation “physique” : le livre sera démesurément épais une fois traduit (il l’est déjà pas mal en VO), et doit avoir un format assez grand pour être lisible dans de bonnes conditions. Et tout ça c’est pas simple à gérer. Donc patience, encore !

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