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3:10 to Yuma, subtil western aussi classique que contemporain

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James Mangold est-il l’un des derniers réalisateurs-caméléons d’Hollywood ? Après des films aussi différents que Walk the line, Copland ou Une vie interrompue, on avait déjà tendance à le penser. Son dernier opus, 3:10 to Yuma, vient confirmer plus qu’il n’est besoin cet heureux pressentiment. En portant à l’écran une nouvelle de Elmore Leonard, pile cinquante ans après que Delmer Daves l’aie tourné avec Glenn Ford, Mangold s’attaque une fois encore à un genre inédit pour lui. Et livre un western à la fois fidèle aux codes du genre, sans oublier toutefois de tout dynamiter sur son passage.
yuma2Dan Evans (Christian Slater) est un fermier modeste, qui peine à faire vivre sa femme et son fils William (Logan Lerman). Alors qu’il se rend à un rendez-vous pour tenter de régler ses dettes, Dan est accidentellement témoin d’une embuscade tendue par le célèbre hors-la-loi Ben Wade (Russell Crowe) et son gang. Wade est capturé, mais il faut le conduire jusqu’au train qui le mènera, en trois heures dix, à la prison de Yuma. Alors que les forces de l’ordre constituent une garde rapprochée pour le nouveau prisonnier, Evans se porte volontaire. Va naître entre lui et Wade une étrange relation, basée autant sur le défi que le respect mutuels.
S’il conserve un prestige quasi-inégalé, le western reste l’un des rares genres cinématographiques à être pratiqué avec extrême prudence. De mémoire récente, les seuls représentants indiscutés du genre remontent à quelques années : on pense bien entendu à Pale rider et Impitoyable de Clint Eastwood. D’autres films furent, bien sûr, très réussis, comme l’inédit en France The proposition ou, plus récemment, L’assassinat de Jesse James…. Mais leur tendance à vouloir théoriser sur leur genre les a privés de succès public. Avec 3:10 to Yuma, Mangold réussit donc le pari de conserver une structure narrative classique, sans oublier d’apporter la touche indispensable de modernité dans sa mise en images.
Au cours du long périple que vont effectuer Evans et Wade, Mangold construit scène après scène un style bigarré mais pertinent. Bien entendu, les indémodables du western répondent présents : l’embuscade et les duels du début du film obéissent à une grammaire yuma3cinématographique assez proche des grands classiques du genre. Il faut attendre le moment où l’expédition humaine se met véritablement en place pour que le réalisateur fasse pénétrer le cinéma des années 2000 dans un genre datant des origines du cinéma. Les scènes intimistes entre le voleur et le justicier d’un jour font plus penser à des drames psychologiques récents, où la caméra n’a plus peur de prendre place dans la pièce avec les protagonistes. Les scènes d’action sont elles, plus directement inspirées de “buddy-movies” tels que L’armer fatale que de westerns classiques.
Au final, 3 :10 to Yuma est un de ces films formidables qui vous donnent l’impression d’avoir vu se construire une toute petite partie de l’histoire d’un genre immense, sans pour autant oublier l’excitation et l’émotion ressenties pendant la projection.

Un film de James Mangold avec Russell Crowe, Christian Bale, Ben Foster, Peter Fonda, et Gretchen Mol. Pas de date de sortie prévue en France pour le moment…

Visionnez la bande-annonce :

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Pour emballer le poissonMouaisCa le fait pas mal4 étoilesFutur prix Pulitzer (Pas encore de vote)
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