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	<title>Culture Café</title>
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<title>Culture Café</title>
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		<title>Cannes 2012, les quinze outsiders à surveiller</title>
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		<pubDate>Fri, 11 May 2012 15:14:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que tous les médias grand public s’interrogent déjà sur les stars qui devraient monter les marches au festival de Cannes, les cinéphiles, eux, se demandent quels films seront les surprises. Car, à l’image l’an dernier de La guerre est déclarée ou Polisse, ce sont souvent les films les moins attendus avant le festival qui [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Alors que tous les médias grand public s’interrogent déjà sur les stars qui devraient monter les marches au festival de Cannes, les cinéphiles, eux, se demandent quels films seront les surprises. Car, à l’image l’an dernier de La guerre est déclarée ou Polisse, ce sont souvent les films les moins attendus avant le festival qui laissent après un souvenir plus permanent. Culture Café a épluché toutes les sections du festival afin de dénicher quels longs métrages pourraient créer la surprise cette année, et donc &#8220;faire&#8221; le festival de Cannes 2012.</p>
<p><iframe width="618" height="348" src="http://www.youtube.com/embed/4Zl7S1LaPMU?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>Des hommes sans loi</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un film de John Hillcoat avec Shia LaBeouf, Tom Hardy, Mia Wasikowska, Jessica Chastain. Etats-Unis. Ventes : FilmNation. Présenté en sélection officielle (compétition).</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-2453" title="lawless-poster" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/05/lawless-poster.jpg" alt="" width="250" height="371" />Synopsis :</strong> 1931. Au cœur de l’Amérique en pleine prohibition, dans le comté de Franklin en Virginie, état célèbre pour sa production d’alcool  de contrebande, les trois frères Bondurant sont des trafiquants notoires. Seuls contre une police corrompue, une justice arbitraire et des gangsters  rivaux, les trois frères écrivent leur légende : une lutte pour rester sur leur propre chemin, au cours de la première grande ruée vers l’or du crime.<br />
<strong>Notre avis :</strong> première sélection en compétition officielle pour le réalisateur de La route, qui renoue ici avec Nick Cave, son partenaire scénariste sur les excellents Ghosts of the civil dead et The proposition. Disposant d’un des castings les plus excitants de Cannes 2012, Des hommes sans loi pourrait aussi en être l’un des meilleures surprises. La réalisation nerveuse et sans concession de Hillcoat est l’un des meilleurs gages pour ce western très attendu, adapté du roman de Matt Bondurant, Pour quelques gouttes d’alcool (paru en 2010 aux éditions de l’Archipel). Distribué par Métropolitan Films, le film sortira en France le 12 septembre.</p>
<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-2456" title="reality_2" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/05/reality_2.jpg" alt="" width="618" height="260" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<h2>Reality</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un film de Matteo Garrone avec Claudia Gerini, Ciro Petrone, Arturo Gambardella, Nunzia Schiano. Italie. Ventes : Fandango. Présenté en sélection officielle (compétition).</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-2475" title="reality_affiche" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/05/reality_affiche.jpg" alt="" width="250" height="340" />Synopsis :</strong> Au cœur de Naples, Luciano est un chef de famille exubérant qui exerce ses talents de bonimenteur et de comique devant les clients de sa poissonnerie et sa nombreuse tribu. Un jour, poussé par ses enfants, il participe sans trop y croire au casting d’une émission de télé-réalité. Dès cet instant, sa vie entière bascule, déformée  par le prisme de la téléréalité : Plus rien ne compte désormais, ni sa famille, ni ses amis, ni son travail ni même la petite arnaque imaginée par Maria, son épouse, qui améliorait un peu leur ordinaire.<br />
<strong>Notre avis :</strong> Retour très attendu en compétition pour Matteo Garrone, le réalisateur de l’adaptation de Gomorra, pour lequel il avait reçu le Grand Prix du jury en 2008. Pour ce nouveau film à la rencontre du film de fiction et du documentaire, Garrone s’est basé sur l’émission de télé-réalité Il Grande Fratello (équivalent italien de Big Brother), en utilisant notamment le plateau de l’émission et de nombreuses photos extraites du show lui-même. Thierry Frémaux a annoncé que l’acteur principal du film purge actuellement une peine de prison, accusé d’avoir assassiné deux personnes. Ce dernier pourrait néanmoins monter les marches, entouré d’une forte escorte policière. Distribué en France par Le Pacte, le film sortira le 22 août prochain.</p>
<p><iframe width="618" height="348" src="http://www.youtube.com/embed/z0P_J8IriN4?fs=1&#038;feature=oembed" frameborder="0" allowfullscreen></iframe></p>
<h2>L’ivresse de l’argent</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un film de Im Sang-Soo avec Kim Kang-woo, Baek Yun-shik, Kim Hyo-jin, Maui Taylor. Corée du Sud. Ventes : Cinergy Entertainment. Présenté en sélection officielle (compétition).</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignright size-full wp-image-2455" title="taste_money_2" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/05/taste_money_2.jpg" alt="" width="250" height="358" />Synopsis :</strong> Youngjak est le secrétaire de Madame Baek, dirigeante d&#8217;un puissant empire industriel coréen. Il est chargé de s&#8217;occuper des affaires privées de cette famille à la morale douteuse. Pris dans une spirale de domination et de secrets, perdu entre ses principes et la possibilité de gravir rapidement les échelons vers une vie plus confortable, Youngjak devra choisir son camp, afin de survivre dans cet univers où argent, sexe et pouvoirs sont rois.<br />
<strong> Notre avis :</strong> Nouvelle sélection en compétition pour le cinéaste sud-coréen Im Sang-Soo, deux ans après le remarqué The housemaid. Avec ce nouveau long métrage à forte connotation érotique comme le montre la bande-annonce ci-dessus, le réalisateur de The President’s last bang pourrait bien faire souffler un vent chaud sur la Croisette ! Analysant ici le cœur du monde de la finance sud-coréen, Sang-Soo a toutefois tissé quelques liens entre ce nouveau film et The housemaid, puisque les deux longs métrages partagent la présence au générique des actrices Yoon Yeo-Jung et Kim Hyo-Jin. Distribué par Wild Side et Le Pacte, L’ivresse de l’argent est annoncé dans les salles françaises en octobre 2012.</p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">
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		<title>Premières images de De rouille et d’os, le nouveau Jacques Audiard</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Apr 2012 11:20:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Cannes 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Cinéma & TV]]></category>
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		<category><![CDATA[Festival de Cannes 2012]]></category>
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		<category><![CDATA[Marion Cotillard]]></category>

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		<description><![CDATA[D’abord annoncé en octobre, le sixième long métrage de Jacques Audiard, De rouille et d’os, sortira finalement le jeudi 17 mai. Un brusque changement de date qui assure presque sa présentation en sélection officielle au prochain festival de Cannes, le lendemain de son ouverture (un retour naturel de l’équipe du film sur la Côte d’azur, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/04/rouille_aff.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2450" title="rouille_aff" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/04/rouille_aff.jpg" alt="" width="300" height="407" /></a>D’abord annoncé en octobre, le sixième long métrage de Jacques Audiard, De rouille et d’os, sortira finalement le jeudi 17 mai. Un brusque changement de date qui assure presque sa présentation en sélection officielle au prochain festival de Cannes, le lendemain de son ouverture (un retour naturel de l’équipe du film sur la Côte d’azur, qui y a tourné de nombreuses scènes l’hiver dernier). A cette occasion, on a découvert cette semaine la bande-annonce du film, ainsi que sa (superbe) affiche, et quelques photos.<br />
Même si l’on relaye rarement sur ce site les nouvelles bandes-annonces, celle-ci mérite une couverture pour deux raisons : d’une part le film est le long métrage français le plus attendu ici en 2012, et d’autre part parce qu’il est très étonnant que De rouille et d’os se divulgue autant avant sa sortie. On connaît en effet le goût du secret de Jacques Audiard, qui avait présenté à Cannes 2009 son très attendu ‘Un prophète’, sans que personne n’en ait vu une seule image, après de deux ans de tournage et de post-production dans un silence absolu.<br />
Enfin, la bande-annonce du film laisse augurer du meilleur. Adapté du recueil de nouvelles Un goût de rouille et d’os de Craig Davidson, le film promet une représentation du handicap nettement plus réaliste (et dure) que la niaiserie pourtant populaire d’Intouchables. Le couple Matthias Schoenaerts/Marion Cotillard fonctionne à merveille, le rôle de la comédienne la plaçant d’emblée parmi les favorites au prix d’interprétation féminine de Cannes.<br />
Voici les premiers éléments du film, en attendant la confirmation de sa sélection à Cannes lors de la conférence de presse du festival, ce jeudi 19 avril à 11h.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>« De rouille et d’os », un film de Jacques Audiard avec Marion Cotillard, Matthias Schoenaerts, Céline Sallette, Bouli Lanners. Ventes : Celluloid Dreams. Sortie le 17 mai.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>
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			<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/gallery/rouille-et-os/rouille1.jpg" title="L'affiche de De rouille et d'os signée Rageman, qui était déjà l'auteur de l'affiche d'Un prophète." class="shutterset_set_5" >
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			<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/gallery/rouille-et-os/rouille2.jpg" title="Marion Cotillard dans De rouille et d'os.
Photo : Roger Arpajou." class="shutterset_set_5" >
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			<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/gallery/rouille-et-os/rouille3.jpg" title="Matthias Schoenaerts dans De rouille et d'os.
Photo : Roger Arpajou." class="shutterset_set_5" >
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			<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/gallery/rouille-et-os/rouille4.jpg" title="Marion Cotillard et Matthias Schoenaerts dans De rouille et d'os.
Photo : Roger Arpajou." class="shutterset_set_5" >
								<img title="rouille4" alt="rouille4" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/gallery/rouille-et-os/thumbs/thumbs_rouille4.jpg" width="100" height="75" />
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			<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/gallery/rouille-et-os/rouille5.jpg" title="Matthias Schoenaerts et Armand Verdure dans De rouille et d'os.
Photo : Roger Arpajou." class="shutterset_set_5" >
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			<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/gallery/rouille-et-os/rouille6.jpg" title="Matthias Schoenaerts dans De rouille et d'os.
Photo : Roger Arpajou." class="shutterset_set_5" >
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</em></strong></p>
<h3 style="text-align: right;"><strong>Page suivante : synopsis et bande-annonce</strong></h3>
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		<title>Fifty shades of Grey, un phénomène littéraire à tendance sado-maso</title>
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		<pubDate>Mon, 09 Apr 2012 13:38:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
				<category><![CDATA[A la une]]></category>
		<category><![CDATA[Livres & BD]]></category>
		<category><![CDATA[E.L. James]]></category>
		<category><![CDATA[Editions Vintage Books (US)]]></category>
		<category><![CDATA[Fifty shades of Grey]]></category>
		<category><![CDATA[Trilogie Fifty shades]]></category>

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		<description><![CDATA[« Oui, c’est LE livre dont tout le monde parle », peut-on lire sur l’étiquette de recommandation d’une libraire du New Jersey. Le livre en question est Fifty shades of Grey, premier tome d’une trilogie qui fait tourbillonner toutes les têtes du monde éditorial américain &#8211; et bientôt mondial. Et pour cause : les livres, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/04/FiftyShadesTrilogy.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2443" title="FiftyShadesTrilogy" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/04/FiftyShadesTrilogy.jpg" alt="" width="618" height="312" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><em>« Oui, c’est LE livre dont tout le monde parle »</em>, peut-on lire sur l’étiquette de recommandation d’une libraire du New Jersey. Le livre en question est Fifty shades of Grey, premier tome d’une trilogie qui fait tourbillonner toutes les têtes du monde éditorial américain &#8211; et bientôt mondial.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/04/EL_James.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2444" title="EL_James" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/04/EL_James.jpg" alt="" width="280" height="357" /></a>Et pour cause : les livres, signés E.L. James (pseudonyme d’une cadre anglaise de la télévision, photo ci-contre), parus il y a an chez une maison d’édition australienne confidentielle, se sont vendus à 250 000 exemplaires par le seul bouche à oreille, avec un tirage papier très limité. La majorité des ventes s’est effectuée via la version e-book des textes. Au point de déclencher une véritable guerre entre les éditeurs américains afin de rééditer les textes. C’est finalement Vintage Books, filiale du géant Knopf Doubleday Publishing, qui a remporté en début d’année le contrat, pour un million de dollars. Et sa réédition du premier tome à 750 000 exemplaires papier, parue il y a quinze jours aux Etats-Unis, s’est immédiatement hissée en tête de tous les classements des ventes de livres du pays. En attendant la parution des deux derniers tomes, le 17 avril prochain.<br />
Ce succès fulgurant, comme seuls les Etats-Unis savent en produire, n’est évidemment par dû au hasard. Car le sujet de la trilogie Fifty shades a de quoi faire tourner plus d’une tête. Le livre commence par la rencontre accidentelle d’Anastasia Steele, une jeune étudiante de 21 ans, avec Christian Grey, le patron richissime, à seulement 27 ans, d’un empire des télécoms. Anastasia tombe immédiatement sous le charme des yeux gris et du corps de rêve de Grey. Une relation débute peu à peu entre eux, qui change toutefois de nature lorsque Grey annonce à la jeune étudiante, encore vierge, son plus lourd secret. Le beau chef d’entreprise avoue<em> « ne jamais faire l’amour »</em>, mais <em>« baiser durement »</em> : Grey est un dominateur, et exige d’Anastasia qu’elle entre dans ses jeux sado-masochistes extrêmes. A son domicile, il possède une &#8220;chambre rouge de la douleur&#8221; équipée en chaînes, combinaisons de cuir et crochets. Pour plaire à son nouvel amant, Anastasia va plonger dans son jeu&#8230;</p>
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		<title>Le rouleau original de Sur la route de Kerouac enfin exposé en France</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Mar 2012 14:43:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sur la route]]></category>
		<category><![CDATA[Sur la route le rouleau original]]></category>
		<category><![CDATA[Walter Salles]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce sera l’un des événements du mois de mai. A l’occasion de la sortie française &#8211; et de sa probable présentation au festival de Cannes &#8211; de l’adaptation cinéma de Sur la route, le Musée des lettres et des manuSscrits de Paris exposera, du 16 mai au 19 août, le rouleau original d’imprimerie sur lequel [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/affiche_expo.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2435" title="affiche_expo" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/affiche_expo.jpg" alt="" width="300" height="450" /></a>Ce sera l’un des événements du mois de mai. A l’occasion de la sortie française &#8211; et de sa <a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=2415&amp;page=2" target="_self">probable présentation au festival de Cannes</a> &#8211; de l’adaptation cinéma de Sur la route, le Musée des lettres et des manuSscrits de Paris exposera, du 16 mai au 19 août, le rouleau original d’imprimerie sur lequel Jack Kerouac tapa à la machine le manuscrit original de son roman mythique. L’exposition marque également le 90ème  anniversaire de la naissance de l’auteur, le 12 mars 1922.<br />
D’une longueur de 36,5 mètres, le rouleau permit à Kerouac d’écrire très rapidement son livre, entre le 2 et le 22 avril 1951. Abolissant les paragraphes et toute autre mise en forme du texte, l’auteur utilisa la prose spontanée, empruntée aux techniques du Surréalisme, inspirée par son compagnon de voyage Neal Cassady. Le texte est le résultat des souvenirs de Kerouac lors de son voyage en voiture, à travers les Etats-Unis avec Cassidy et plusieurs autres amis, effectué à la fin des années 40. Kerouac affirmait avoir écrit son texte à la vitesse frénétique de 6 000 mots par jour, <em>« 12 000 le premier jour et 15 000 le dernier… »</em>.<br />
Après avoir essuyé plusieurs refus d’éditeurs, le roman parait finalement en 1957 chez Viking Press, et trois ans plus tard en France chez Gallimard. Mais le texte du rouleau y est largement expurgé, en particulier à cause des scènes de sexe. De même, le nom des personnages principaux est modifié, de peur de poursuites juridiques : Kerouac devient Sal Paradise, Cassidy est renommé Dean Moriarty. Il faudra attendre l’anniversaire des 50 ans du livre, en 2007, pour voir <a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=934&amp;page=2" target="_self">le manuscrit réédité sous sa forme originelle</a>. Gallimard en publiera la traduction trois ans plus tard, sous le titre <a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=1334" target="_self">Sur la route : le rouleau original</a>.<br />
Le rouleau du manuscrit est l’un des objets de légende de la littérature contemporaine. Mis aux enchères à New York en mai 2001 par Christie’s, il est acquis pour la somme astronomique de 2,43 millions de dollars par Jim Irsay, amateur de rock et propriétaire de l’équipe de football les Colts d’Indianapolis. Il fut exposé entre 2004 et 2005 dans plusieurs musées et bibliothèques des Etats-Unis, d’Angleterre et d’Irlande, mais ne fut jusqu’alors jamais montré en France.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/mlm.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2436" title="mlm" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/mlm.jpg" alt="" width="250" height="250" /></a>C’est le récent Musée des lettres et manuscrits <em>(photo ci-contre)</em>, ouvert en mai 2010 à Paris, qui s’est vu proposer d’accueillir cette exposition événement. Un dispositif particulier devait être mis en oeuvre pour l’accueillir. Comme l’explique Estelle Gaudry, commissaire de l’exposition, une vitrine de 9 mètres de long a été construite spécialement pour accueillir le rouleau, qui sert de fil rouge à l’exposition.<br />
<em> « Le rouleau, à l’écriture rythmée et foisonnante, est exposé telle une longue route américaine autour de laquelle défi lent des paysages : paysage de la vie de Kerouac, paysage de son amour pour la littérature, paysage de ses rencontres, paysage de la réalisation du film.</em> (&#8230;)<em> Ces différents éléments permettent de redécouvrir un homme qui avance, en quête de liberté, explore tous les sens et se fraye un chemin aboutissant à la rédaction de ce monument de la littérature américaine »</em> écrit Estelle Gaudry.</p>
<blockquote>
<h2 style="text-align: center;"><strong>Renseignements pratiques</strong></h2>
<p><strong>« Sur la route de Jack Kerouac. L’épopée, de l’écrit à l’écran »</strong><br />
Exposition au Musée des lettres et manuscrits, du 16 mai au 19 août.<br />
222, boulevard Saint-Germain &#8211; 75007 Paris<br />
Tél. : 01 42 22 48 48<br />
Web : <a href="http://www.museedeslettres.fr/public/" target="_blank">www.museedeslettres.fr</a></p>
<p>Du mardi au dimanche de 10h à 19h, nocturne le jeudi jusqu’à 21h30</p>
<p>Entrée gratuite du 16 au 23 mai</p>
<p>Entrée : 7 €, tarif réduit : 5 €</p>
<p>Gratuit pour les moins de 12 ans</p></blockquote>
<h3 style="text-align: right;">Page suivante : diaporama et vidéos</h3>
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		<title>Cannes underground : recherche témoignages</title>
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		<pubDate>Sat, 31 Mar 2012 09:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
				<category><![CDATA[Cannes 2012]]></category>
		<category><![CDATA[Readme]]></category>
		<category><![CDATA[Festival de Cannes 2012]]></category>

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		<description><![CDATA[En vue d&#8217;un article sur le &#8220;Festival de Cannes underground&#8221;, je recherche des personnalités atypiques se rendant chaque année au festival de Cannes, sans accréditation mais avec une motivation immense. Vous êtes membre d&#8217;un collectif qui organise des manifestations &#8220;off&#8221; pendant le festival, êtes un passionné très motivé mais sans contact officiel au festival&#8230; Merci [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/aff_cannes65_p.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2416" title="aff_cannes65_p" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/aff_cannes65_p.jpg" alt="" width="300" height="409" /></a>En vue d&#8217;un article sur le <strong>&#8220;Festival de Cannes underground&#8221;</strong>, je recherche des personnalités atypiques se rendant chaque année au festival de Cannes, sans accréditation mais avec une motivation immense. Vous êtes membre d&#8217;un collectif qui organise des manifestations &#8220;off&#8221; pendant le festival, êtes un passionné très motivé mais sans contact officiel au festival&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Merci de me contacter en utilisant <a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?page_id=532" target="_self">la page contact du site</a>, en vous présentant brièvement et en me laissant vos coordonnées.</p>
<p style="text-align: justify;">Chers amis et fans, vous pouvez partager cette info avec vos contacts sur les réseaux sociaux.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci à tous de votre participation !</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Christophe Greuet</em></p>
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		<title>Cannes 2012, les films favoris pour la sélection</title>
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		<pubDate>Tue, 20 Mar 2012 14:48:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Décalé d’une semaine afin de ne être parasité par les lendemains forcément houleux de l’élection présidentielle, le festival de Cannes 2012 se déroulera du 16 au 27 mai prochains. Pour cette 65e édition, les &#8220;Jeux Olympiques du cinéma&#8221;, selon l’expression consacrée de Quentin Tarantino, ont choisi de mettre en valeur sur leur affiche une photo [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/aff_cannes65_p.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2416" title="aff_cannes65_p" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/aff_cannes65_p.jpg" alt="" width="300" height="409" /></a>Décalé d’une semaine afin de ne être parasité par les lendemains forcément houleux de l’élection présidentielle, le festival de Cannes 2012 se déroulera du 16 au 27 mai prochains. Pour cette 65e édition, les &#8220;Jeux Olympiques du cinéma&#8221;, selon l’expression consacrée de Quentin Tarantino, ont choisi de mettre en valeur sur leur affiche une photo de Marilyn Monroe, dont sont célébrés cette année les 50 ans du décès. Le jury sera présidé par Nanni Moretti, qui avait décroché la Palme d’Or en 2001 pour La chambre du fils, et était en compétition l’an dernier avec Habemus Papam.<br />
A deux mois de l’ouverture du festival, les pronostics pour les films qui seront choisis en sélection officielle commencent à être relativement fiables. Plusieurs titres sont déjà assurés d’être présents, car leurs distributeurs français ont modifié en urgence leurs dates de sorties, afin de coïncider avec le festival (indice qui en dit long, vu les lourdes implications logistiques d’une telle décision). Tout est encore ouvert pour la plupart des films, à l’exception d’un seul titre ayant déclaré forfait : The grandmasters de Wong Kar-Wai, pour lequel ses producteurs ont annoncé qu’il ne serait pas prêt avant <em>« au moins décembre 2012 »</em>.<br />
Les rumeurs de la sélection 2012 sont, sûrement plus que d’ordinaire, scrutées par les médias et les cinéphiles. Il faudra en effet cette année que le comité de sélection fasse un choix qui ne démérite pas après une édition 2011 remarquable, toutes sections confondues, sûrement l’un des meilleurs Cannes de la décennie. Toutefois, si la sélection officielle avait dévoilé les principaux films-phares de 2011 (Polisse, The artist, Tree of life, L’apollonide, Pater ou Drive, pour ne citer que ceux-là), elle avait laissé échappé aux sélections parallèles plusieurs longs métrages majeurs (Take shelter, La guerre est déclarée&#8230;) pour inclure des films beaucoup plus dispensables (La source des femmes, Hara kiri). Un tel écueil devra absolument être évité au maximum cette année, si le festival veut conserver intacte sa réputation de &#8220;révélateur&#8221; du grand cinéma mondial.<br />
Dans l’attente de l’annonce officielle de la sélection, le 19 avril, voici la présentation des principaux titres que l’on devrait retrouver sur la Croisette en mai prochain.</p>
<p><object classid="clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000" width="618" height="300" codebase="http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0"><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="src" value="http://www.youtube.com/v/TPuZ7bayuZ8?version=3&amp;hl=fr_FR" /><param name="allowfullscreen" value="true" /><embed type="application/x-shockwave-flash" width="618" height="300" src="http://www.youtube.com/v/TPuZ7bayuZ8?version=3&amp;hl=fr_FR" allowscriptaccess="always" allowfullscreen="true"></embed></object></p>
<h2>Moonrise kingdom</h2>
<p style="text-align: justify;"><strong><em>Un film de Wes Anfderson avec Bruce Willis, Edward Norton, Bill Murray, Tilda Swinton, Frances McDormand. Ventes : Focus Features International.</em></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/moorise_kingdom.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2417" title="moorise_kingdom" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/moorise_kingdom.jpg" alt="" width="250" height="370" /></a>Première sélection cannoise pour Wes Anderson, dont le dernier long métrage fera l’ouverture du 65e festival. C’est le septième film du réalisateur, qui marque son retour au cinéma &#8220;live&#8221; après une incursion dans l’animation avec Fantastic Mr. Fox.<br />
Pour ce nouveau film, Anderson retrouve le groupe de ses acteurs fétiches, déjà vus dans ses films tels que La vie aquatique ou La famille Tennebum. Moonrise kingdom nous transporte dans les années 60, sur une île de la Nouvelle-Angletterre, où deux adolescents amoureux décident de se cacher afin d’éviter leur campement scout. Alors qu’un terrible orage approche, le shérif de l’île (Bruce Willis), le chef scout (Edward Norton), et les habitants de l’île partent à la recherche, forcément décousue, des deux enfants.<br />
On retrouve dans les premières images du film le style si particulier de Wes Anderson aux couleurs pop et aux situations délirantes. Le choix du film en ouverture permet à Cannes de réparer une injustice, même si l’on pourra sourire de la volonté du festival, affichée par Gilles Jacob, de <em>« célébrer le jeune cinéma américain »</em> : le premier film de Wes Anderson est en effet sorti il y a seize ans ! Mais mieux vaut tard&#8230;<br />
Distribué par StudioCanal, le film sera visible dans les salles françaises dès le 16 mai, date de sa présentation cannoise.</p>
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		<title>Karoo, déchéance d’un homme au pays de la soif</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 13:28:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Critiques livres]]></category>
		<category><![CDATA[Editions Monsieur Toussaint Louverture]]></category>
		<category><![CDATA[Karoo]]></category>
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		<description><![CDATA[Il aura donc fallu attendre près de quinze ans aux lecteurs français pour découvrir Karoo, le dernier roman du regretté Steve Tesich. Quinze ans et l’audace de l’éditeur Monsieur Toussaint Louverture, dénicheur de textes oubliés auxquels l’édition traditionnelle n’a pas crû bon de s’intéresser, afin d’offrir au livre une version française aussi brillante dans le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/karoo_1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2411" title="karoo_1" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/karoo_1.jpg" alt="" width="300" height="419" /></a>Il aura donc fallu attendre près de quinze ans aux lecteurs français pour découvrir Karoo, le dernier roman du regretté Steve Tesich. Quinze ans et l’audace de l’éditeur Monsieur Toussaint Louverture, dénicheur de textes oubliés auxquels l’édition traditionnelle n’a pas crû bon de s’intéresser, afin d’offrir au livre une version française aussi brillante dans le fond (une version française signée Anne Wicke, traductrice attitrée de Jonathan Franzen) que dans la forme, avec un livre physique à faire pâlir d’envie les éditeurs les plus pointilleux.<br />
Achevé quelques jours à peine avant le décès, d’une crise cardiaque, de son auteur, le destin du texte fait évidemment penser à La conjuration des imbéciles de John Kennedy Toole. La ressemblance ne s’arrête pourtant pas là : au début du livre, Saul Karoo, le personnage principal et narrateur des deux-tiers du livre, peut faire penser à une version années 90 de Ignatius J. Reilly. En décalage complet sur ses contemporains, Saul Karoo est un homme vieillissant, vivant à New York mais travaillant à Hollywood, dans la réécriture de scénarios que leurs producteurs estiment trop faibles. Karoo est une légende dans le petit milieu des &#8220;script doctors”, mais n’arrivera jamais à devenir un véritable scénariste.<br />
Séparé de sa femme depuis de longues années, Karoo ne peut toutefois se résoudre à divorcer, et supporte de réguliers repas au cours desquels son ancienne épouse le met au pilori, égrenant ses nombreux défauts, comme son impossibilité à s’occuper de son seul fils, adopté. Karoo souffre en secret d’un mal inconnu : quelque soit la dose d’alcool qu’il ingère, il n’arrive jamais à être ivre, et doit jouer l’ébriété pour faire &#8220;bonne figure&#8221; dans les nombreuses soirées mondaines où il est invité (ce détail aura d’ailleurs inspiré à l’auteur le titre du livre : Karroo signifie &#8220;le pays de la soif&#8221; dans le dialecte de la tribu khoïkhoï, vivant en Afrique australe). Vivant au jour le jour dans un cynisme incroyable sa déchéance sociale, Karoo va pourtant voir sa vie radicalement basculer, lorsque l’un des producteurs qui le fait travailler lui propose de remonter le dernier film d’une légende du cinéma sur le point de mourir.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/tesich.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-2412" title="tesich" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/tesich.jpg" alt="" width="250" height="349" /></a>D’origine serbe, Steve Tesich <em>(photo ci-contre)</em> change de nationalité et de nom lorsque sa famille émigre aux Etats-Unis, alors qu’il a quatorze ans. Quelques années plus tard, il devient l’un des dramaturges et scénaristes les plus en vue des années 80 et 90. Il signe les scénarios d’au moins deux chefs d’œuvre : Le monde selon Garp de George Roy Hill, film adapté du roman de John Irving qui révèle Robin Williams, et Georgia d’Arthur Penn. Coureur cycliste lui-même, il écrit plusieurs film consacrés au vélo, dont La bande des quatre de Peter Yates, qui lui rapporte un Oscar en 1980, et le méconnu Le prix de l’exploit (American flyers) de John Badham, avec un Kevin Costner au top de sa popularité. Tesich signe également, à quatorze ans d’intervale, deux romans: Rencontre d’été en 1982 (publié en France deux ans plus tard aux Presses de la renaissance), et Karoo en 1996, qui sera publié aux Etats-Unis deux ans plus tard.<br />
Le long parcours hollywoodien du personnage est, sans surprise, l’une des clefs de la réussite littéraire du roman. L’hypocrisie du milieu du cinéma est en effet l’un des éléments forts du livre, offrant au personnage de Karoo une vraie popularité comme &#8220;retoucheur&#8221; de scénarios, mais lui refusant la porte d’entrée au milieu de la production, provoquant chez le personnage amertume et rancœur. Tesich dépeint les coulisses de la production cinéma avec une drôlerie à la fois moqueuse et distanciée, sans jamais perdre la justesse des descriptions. Le personnage de Cromwell, producteur sans scrupules pour lequel Karoo se dégoûte de travailler, est l’incarnation littéraire parfaite de nombreux nababs du cinéma contemporain.<br />
Faisant autant penser à Philip Roth dans la description de la déchéance d’un homme vieillissant, qu’à Bret Easton Ellis dans celle de la futilité des milieux du cinéma, Karoo est un livre inclassable, qui déploie sur plus de 600 pages la chute programmée de son personnage. Creusant son sillage dans les petites lâchetés d’un société contemporaine ne se retournant pas sur ceux laissés au bord du chemin, Karoo fait partie de ces textes essentiels de la littérature américaine, dont on peine encore à croire qu’il fallut quatorze ans pour le voir publié en France.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Karoo » de Steve Tesich, traduit de l’Anglais (États-Unis) par Anne Wicke, Éditions Monsieur Toussaint Louverture, 612 pages, 22 €.</strong></em></p>
<h3 style="text-align: right;">Page suivante : Présentation de l&#8217;éditeur et extrait<em><strong> </strong></em></h3>
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		<title>William T. Vollmann dans l’enfer de Fukushima</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Mar 2012 12:21:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Editions Tristram]]></category>
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		<description><![CDATA[Pile un an après la publication du Roi de l&#8217;opium et autres enquêtes en Asie du Sud-Est, les éditions Tristram éditent une nouvelle enquête de l’auteur-phare du Livre des violences, William T. Vollmann. Ce nouveau livre arrive à point nommé, un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima, que Vollmann a choisi comme nouveau thème [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/fuskushima_2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2408" title="fuskushima_2" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/03/fuskushima_2.jpg" alt="" width="300" height="461" /></a>Pile un an après la publication du Roi de l&#8217;opium et autres enquêtes en Asie du Sud-Est, les éditions Tristram éditent une nouvelle enquête de l’auteur-phare du Livre des violences, William T. Vollmann. Ce nouveau livre arrive à point nommé, un an après la catastrophe nucléaire de Fukushima, que Vollmann a choisi comme nouveau thème d’investigation. L’intrépide reporter-écrivain s’est envolé pour le théâtre du cataclysme quelques jours à peine après le drame, et en a ramené un nouveau livre-choc : Fukushima, dans la zone interdite.<br />
Ce nouveau texte, relativement bref (une centaine de pages), fait partie des &#8220;petits livres” que Vollmann intercale entre deux pavés de mille pages et plus (<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=1238&amp;page=2" target="_self">Étoile de Paris</a> en était un, dans un tout autre style). La brièveté dans la forme n’alterne cependant aucunement la force de son contenu. Dans la plus pure tradition d’héritage gonzo que chérit l’auteur, Fukushima, dans la zone interdite débute par les déboires de Vollmann dans sa recherche, à Sacramento, d’un compteur Geiger capable de mesurer justement le niveau de radiations auquel l’auteur-journaliste sera exposé sur les lieux du drame ! Une fois sur place, Vollmann reste fidèle à ses méthodes d’investigation, s’inquiétant moins des statistiques chiffrées du nombre de victimes (qu’il laisse volontairement aux médias traditionnels) pour interroger les Japonais sur leur opinion face au nucléaire, le rapport éventuel entre les catastrophes de Fukushima et Nagasaki et, bien entendu, leurs conditions de vie au quotidien. Comme d’ordinaire, le livre mélange les aventures de l’auteur sur place avec la narration de ses rencontres. Vollmann a également recours à la photographie, présente dans tous ses reportages, pour illustrer ses propos.<br />
Publié aux États-Unis en version électronique chez l’éditeur numérique <a href="http://byliner.com/originals/into-the-forbidden-zone" target="_blank">Byliner</a> en mai 2011 (deux mois à peine après les événements), Fukushima, dans la zone interdite devrait connaître une belle carrière européenne. Le livre devrait profiter des différentes manifestations organisées à l’occasion de la première année du drame. Il paraît simultanément en France chez Tristram, en Italie chez Mondadori, et en Allemagne chez Suhrkamp.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Fukushima, dans la zone interdite » de William T. Vollmann. traduit de l&#8217;anglais (États-Unis) par Jean-Paul Mourlon, Éditions Tristram, 96 pages, 9,80 €.</strong></em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: center;"><strong>Fukushima, dans la zone interdite &#8211; Présentation de l’éditeur</strong></p>
<hr />
<p style="text-align: justify;">En mars 2011, un tremblement de terre et un tsunami ravagent la côte est du Japon. S’ensuit un enchaînement catastrophique d’événements qui, à la centrale de Fukushima, aboutissent au plus grave accident nucléaire civil depuis Tchernobyl.<br />
L’écrivain William T. Vollmann se rend sur les lieux. Équipé de protections rudimentaires et d’un dosimètre à la fiabilité incertaine pour mesurer le taux de radioactivité, il parcourt des villes et une campagne sinistrées aux abords de la « zone interdite ». Fidèle à sa méthode, il constate, il décrit et il interroge — avec les questions les plus simples — témoins et victimes de la tragédie.<br />
À l’opposé de tout sensationnalisme, son reportage révèle l’étrange fatalisme de la population face à un mal impalpable… alors que comme chaque année les cerisiers refleurissent.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans ce Japon qu’il connaît et aime de longue date — et où le traumatisme des bombardements d’Hiroshima et Nagasaki est encore vif — Vollmann pose, à nouveau, la question du nucléaire et de l’information sur le nucléaire. Une préoccupation qui était déjà celle du jeune William Vollmann lorsqu’il était étudiant, et qui est à l’origine des interrogations morales développées dans son œuvre majeure : Le Livre des violences (Tristram, 2009).</p>
<p style="text-align: right;"><em>© Éditions Tristram, 2012</em></p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: right;">Page suivante : la première page du livre</h3>
]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Interview Frédéric Martel : « La plupart des actions culturelles de Nicolas Sarkozy seront à abolir »</title>
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		<pubDate>Tue, 24 Jan 2012 14:27:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Editions Flammarion]]></category>
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		<category><![CDATA[Interview]]></category>
		<category><![CDATA[J'aime pas le sarkozysme culturel]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans le nuit de jeudi 19 à vendredi 20 janvier, le FBI ferme sur demande de la justice américaine le site de partage de fichiers MegaUpload, ainsi que 17 autres sites affiliés. Quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy « salue » cette initiative, rappelant dans un communiqué que les sites de téléchargement direct et de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/01/couv_sarkozysme_culturel.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2401" title="couv_sarkozysme_culturel" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/01/couv_sarkozysme_culturel.jpg" alt="" width="300" height="488" /></a>Dans le nuit de jeudi 19 à vendredi 20 janvier, le FBI ferme sur demande de la justice américaine le site de partage de fichiers MegaUpload, ainsi que 17 autres sites affiliés. Quelques heures plus tard, Nicolas Sarkozy <em>« salue »</em> cette initiative, rappelant dans un communiqué que les sites de téléchargement direct et de streaming <em>« fondent leur modèle commercial sur le piratage des œuvres »</em>, et que l’action qui les vise <em>« constitue une impérieuse nécessité pour la préservation de la diversité culturelle et le renouvellement de la création »</em>. Une déclaration qui consterne l’opposition, ces sites étant justement écartés par la surveillance d’Hadopi contre le piratage français. De son côté, le groupe de hackeurs-vengeurs Anonymous ne tarde pas à riposter contre Sarkozy, tout comme contre les autres partisans de cette fermeture : le site de l’Elysée est piraté quelques heures plus tard.<br />
Sans en être emblématique, cet enchaînement de faits est assez représentatif de l’action culturelle au sens large de Nicolas Sarkozy. Mots malheureux y côtoient le plus souvent des actions désordonnées, sans réel fondement ni objectif. La loi Hadopi, visant à punir le piratage sur Internet des œuvres culturelles, en est le l’un des symboles : un texte hautement liberticide pour le citoyen, qui n’a pas toujours les moyens financiers de s’offrir disques et DVD, sans pour autant offrir quelconque solution ni rémunération aux artistes et éditeurs spoliés.<br />
La politique culturelle de Nicolas Sarkozy est le sujet du journaliste et chercheur Frédéric Martel dans son nouveau livre, J’aime pas le sarkozysme culturel. Appréhendant cette politique culturelle dans son acception la plus large, qui inclue les médias, l’éducation et la diplomatie, Martel pointe du doigt les nombreuses incohérences de Sarkozy sur le plan culturel. Si le livre ne fait pas de réelles révélations, le fait de réunir les diverses initiatives culturelles du quinquennat Sarkozy en un seul volume ne fait que résonner plus encore leur incohérence et leur vacuité.<br />
Ce texte s’inscrit parfaitement dans le prolongement du précédent livre de l’auteur, Mainstream (Ed. Flammarion, 2010), qui analysait les circuits de fabrication de la culture populaire. L’on y découvre comment Sarkozy, après avoir encensé Stallone et Louis de Funès, a malmené cette culture pour tous. Seul regret : que le secteur du livre, qui a eu sa part d’incohérences et de réformes contradictoires, ne soit pas plus mis en valeur dans cet essai.<br />
Frédéric Martel a trouvé le temps, dans son emploi du temps très chargé, de nous expliquer plus en détail les fondements de son livre. Interview.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« J’aime pas le sarkozysme culturel » de Frédéric Martel, Ed. Flammarion, 250 pages, 14 €</strong></em></p>
<h3 style="text-align: right;">Pages suivantes : Interview de Frédéric Martel</h3>
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		<title>Le Dahlia noir de James Ellroy adapté en BD en 2013</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Jan 2012 12:09:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le site d&#8217;information Mediapart annonçait hier la mise en chantier de l&#8217;adaptation en BD d&#8217;un des classiques récents du roman noir, Le Dahlia noir de James Ellroy, paru en 1987. L&#8217;album, dont la parution est prévue début 2013, sera scénarisé par Matz et dessiné par Miles Hyman, et publié dans la collection commune créée par [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/01/dahlia_2.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-2396" title="dahlia_2" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/01/dahlia_2.jpg" alt="" width="618" height="260" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Le site d&#8217;information <a href="http://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/150112/le-dahlia-noir-mediapart-suit-laffaire" target="_blank">Mediapart annonçait hier</a> la mise en chantier de l&#8217;adaptation en BD d&#8217;un des classiques récents du roman noir, Le Dahlia noir de James Ellroy, paru en 1987. L&#8217;album, dont la parution est prévue début 2013, sera scénarisé par Matz et dessiné par Miles Hyman, et publié dans la collection commune créée par les éditions Casterman et Rivages Noir, sous l&#8217;égide de François Guérif, dans le but de donner un traitement BD à grands romans noirs. Les deux auteurs du Dahlia noir y avaient d&#8217;ailleurs déjà collaboré sur l&#8217;adaptation, parue en 2008, de Nuit de fureur de Jim Thompson.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/01/dahlia_couv.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2394" title="dahlia_couv" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/01/dahlia_couv.jpg" alt="" width="250" height="362" /></a>Adapter Le Dahlia noir en bande-dessinée nécessitait évidemment d&#8217;obtenir l&#8217;accord de l&#8217;auteur du roman original, James Ellroy, qui n&#8217;est pas connu comme le plus avenant concernant la mise en images de ses œuvres. Ellroy, qui évoquait à travers ce livre l&#8217;histoire très personnelle du meurtre de sa mère, n&#8217;a évidemment pas été facile à convaincre, et de nombreux mois de négociations ont été nécessaires avant d&#8217;obtenir son accord.<br />
<em> « Adapter un tel roman est un défi, le travail avec l’auteur est intense car les écrivains ont une vision de leur texte, de leur univers</em> explique Miles Hyman. <em>Le fait de voir cette vision ‘détournée’ (dans une adaptation cinématographique par exemple) leur est difficile : on sent que certains sont mal à l’aise à l’idée de voir des images </em>». Pour Le Dahlia noir, le dessinateur a dû présenter à Ellroy de nombreux croquis et esquisses préparatoires. L’auteur n’en a pas moins posé des limites et des interdictions dans la mise en images de son texte. D’autant que la version cinéma du roman, qui est l’un des plus mauvais films de Brian de Palma, avait déjà de quoi échauder l’auteur&#8230;<br />
Pour la mise en images du livre, qui se déroule dans le Los Angeles en constante modifications des années 40, le dessinateur s’apprête à retourner vivre dans le cité des anges. Hyman souhaite que Ellroy lui fasse découvrir &#8220;son&#8221; Los Angeles, car il explique que Le Dahlia noir est un texte où le lecteur part à <em>« la rencontre des différents aspects de Los Angeles. On peut se réveiller le matin dans le désert, passer au milieu d’une ville très urbaine, très dense et finir le soir face à la mer »</em>.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/01/dahlia_3.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-2395" title="dahlia_3" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2012/01/dahlia_3.jpg" alt="" width="280" height="210" /></a>Le livre, qui comprendra environ 150 pages, a nécessité un énorme travail préparatoire du dessinateur, notamment sur la morphologie des personnages. Hyman souhaite en effet se rapprocher le plus possible de leurs caractères respectifs dans le livre, tout en oubliant les acteurs qui les avaient incarné dans le film. Viendront ensuite le dessin des planches elles-mêmes, qui seront réalisées au fusain, d’après les indications de découpage du scénariste Matz (qui s’est fait aider pour l’écriture par une guest-star de renom, le réalisateur David Fincher).<br />
Nul doute que le livre sera, à sa parution, l’un des événements éditoriaux du début 2013. D’ici là, il est important de noter que Mediapart publiera une série de six articles, suivant toute la fabrication du livre au courant de l’année 2012.</p>
<h3 style="text-align: right;">Page suivante : la bande-annonce et<br />
le making of de la BD en vidéo</h3>
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