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	<title>Culture Café</title>
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	<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 16:23:39 +0000</pubDate>
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<title>Culture Café</title>
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		<title>Venise 2010, les dix temps forts de la 67e Mostra</title>
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		<pubDate>Sun, 29 Aug 2010 16:18:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Venise 2010]]></category>

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		<category><![CDATA[Balada triste de trompeta]]></category>

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		<category><![CDATA[Festival de Venise 2010]]></category>

		<category><![CDATA[I'm still here]]></category>

		<category><![CDATA[Joel Schumacher]]></category>

		<category><![CDATA[La solitude des nombres premiers]]></category>

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		<category><![CDATA[The town]]></category>

		<category><![CDATA[Vénus noire]]></category>

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		<description><![CDATA[Mercredi 1er septembre ouvrira à Venise la 67e édition de la Mostra, l&#8217;un des festivals majeurs de cinéma. Pas moins de cinq sélections permettent aux festivaliers de découvrir, plusieurs dizaines de nouveaux films, et de longs métrages de répertoire. Le 11 septembre, date de la clôture du festival, le président Quentin Tarantino et son jury, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Mercredi 1er septembre ouvrira à Venise la 67e édition de la Mostra, l&#8217;un des festivals majeurs de cinéma. Pas moins de cinq sélections permettent aux festivaliers de découvrir, plusieurs dizaines de nouveaux films, et de longs métrages de répertoire. Le 11 septembre, date de la clôture du festival, le président Quentin Tarantino et son jury, notamment composé notamment des réalisateurs Guillermo Arriagua, Arnaud Desplechin et du compositeur Danny Elfman, couronneront le film gagnant du prestigieux Lion d&#8217;Or. La compétition officielle et les présentations hors compétition sont les plus attendues, avec de nombreuses premières mondiales. Tour d&#8217;horizon de ce festival passionnant qui, cette année encore, présente de nombreux films annoncés un temps pour Cannes, mais qui n&#8217;étaient pas terminés pour une projection en mai.</p>
<p><object width="618" height="326" data="http://www.traileraddict.com/emd/26070" type="application/x-shockwave-flash"><param name="allowscriptaccess" value="always" /><param name="wmode" value="transparent" /><param name="allowFullScreen" value="true" /><param name="src" value="http://www.traileraddict.com/emd/26070" /><param name="allowfullscreen" value="true" /></object></p>
<h2>Black swan</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/black_swan_xlg.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1582" title="black_swan_xlg" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/black_swan_xlg.jpg" alt="black_swan_xlg" width="220" height="326" /></a>Lion d&#8217;or il y a deux ans avec The wrestler, Darren Aronofsky signe avec Black swan le film le plus attendu du festival, qui en fait également l&#8217;ouverture en compétition. Longtemps annoncé, le film voit enfin le jour après de nombreux problèmes ayant retardé sa production. Natalie Portman, Mila Kunis (récemment vue dans Le livre d&#8217;Eli) et Winona Ryder forment le trio féminin du film, face à un Vincent Cassel qui s&#8217;annonce encore grandiose dans son rôle.<br />
Thomas Leroy (Cassel) est le directeur de ballet d&#8217;une compagnie new-yorkaise. Pour la nouvelle production, Le lac des cygnes, il décide de remplacer sa première ballerine (Ryder), par une nouvelle danseuse. Le ballet demande à sa danseuse-phare d&#8217;être capable d&#8217;interpréter le cygne blanc, et son alter-ego obscur, le cygne noir. Deux jeunes ballerines s&#8217;affrontent pour décrocher le rôle : Nina (Portman) est parfaite pour le cygne blanc, mais Lilly (Kunis) se fond dans le cygne noir. Alors que leur rivalité s&#8217;accentue, le coté sombre de Nina commence à faire surface.<br />
Le film sortira en France le 2 mars 2011.</p>
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		<title>Nevrospiral, portrait inachevé des maux du siècle</title>
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		<pubDate>Tue, 17 Aug 2010 12:16:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Critiques livres]]></category>

		<category><![CDATA[Rentrée 2010]]></category>

		<category><![CDATA[Editions Calmann-Levy]]></category>

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		<category><![CDATA[Patrick Olivier Meyer]]></category>

		<category><![CDATA[Rentrée littéraire septembre 2010]]></category>

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		<description><![CDATA[La littérature française peut-elle, oui ou non, produire un roman moderne, énervé et abouti à la manière de ce qu&#8217;ont donné des auteurs américains tels que Bret Easton Ellis ou Jay McInerney ? La question, si tant est qu&#8217;elle ait un sens, se pose depuis de nombreuses années. Beaucoup de critiques ont déjà considéré Nevrospiral, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/rl10_nevrospiral_b.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1577" title="rl10_nevrospiral_b" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/rl10_nevrospiral_b.jpg" alt="rl10_nevrospiral_b" width="220" height="380" /></a>La littérature française peut-elle, oui ou non, produire un roman moderne, énervé et abouti à la manière de ce qu&#8217;ont donné des auteurs américains tels que Bret Easton Ellis ou Jay McInerney ? La question, si tant est qu&#8217;elle ait un sens, se pose depuis de nombreuses années. Beaucoup de critiques ont déjà considéré Nevrospiral, le premier roman de Patrick Olivier Meyer, comme une réponse fulgurante à cet &#8220;angoissant&#8221; problème. Si ces considérations enflammées semblent quelque peu dues à l&#8217;euphorie provoquée par chaque rentrée littéraire, il n&#8217;empêche que ce premier opus, s&#8217;il n&#8217;a que peu de rapport avec les auteurs précités, est un texte hors normes dans notre production nationale.<br />
Quatre personnages, présentés avec le ridicule de certaines quatrièmes de couvertures comme <em>« les quatre couleurs d&#8217;une palette pop »</em> (comprenne qui pourra) sont au cœur du livre. Ian, 29 ans, est obsédé par les blondes à la chevelure flamboyante, mais vit malheureux avec une brunette. Un paradoxe qui le pousse à bout. Richard est une rock-star revenue de tout qui se retrouve coincé dans sa chambre avec une groupie blonde. Samuel, un jeune homme angoissé que son psy envoie à Detroit, s&#8217;y retrouve perdu au point d&#8217;envisager sérieusement le meurtre de sa première blonde. Enfin, Anita, une blonde incendiaire, vit ses journées dans l&#8217;angoisse de résultats d&#8217;analyses, qui pourraient lui relever la présence d&#8217;une tumeur au cerveau. Outre leurs rapports divers avec la blondeur, tous les quatre n&#8217;ont qu&#8217;un point en commun : ils prennent du Nevrospiral, un médicament mystérieux dont on ne connaîtra jamais les maux qu&#8217;il soigne réellement.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/po_meyer.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1578" title="po_meyer" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/po_meyer.jpg" alt="po_meyer" width="220" height="330" /></a> Quatre personnages, quatre univers, quatre angoisses que Patrick Olivier Meyer révèle avec une construction linéaire abolissant les chapitres. Une tranche de vie d&#8217;un personnage succède à l&#8217;autre, avec une seule ligne blanche pour intervalle. D&#8217;une écriture nerveuse, composée de phrases courtes abolissant les fioritures, l&#8217;auteur nous plonge dans ces maux du siècle. Cette construction est à la fois la force et la faiblesse du livre. S&#8217;il ne laisse aucune place à l&#8217;ennui et rapproche autant que possible le livre d&#8217;une structure cinématographique, ce parti-pris éloigne cependant le livre d&#8217;une véritable puissance littéraire, les personnages n&#8217;étant réellement développés que par bribes, sans cohésion réelle. C&#8217;est en cela que Meyer élude toute comparaison possible avec un Ellis ou un McInerney qui, avant d&#8217;être érigés en symboles de leur génération, sont avant tout de grands auteurs, aux qualités littéraires indiscutables.<br />
Co-scénariste il y a treize ans d&#8217;un OVNI cinématographique oublié, Barracuda de Philippe Haim, Patrick Olivier Meyer se retrouve aujourd&#8217;hui dans la position avantageuse mais délicate d&#8217;un écrivain hors normes. Comme une montée subite d&#8217;adrénaline, son premier roman procurera probablement un bonheur certain à des lecteurs en quête de sensations fortes. Grâce à cela, Nevrospiral trouvera sûrement son public dans le torrent des 701 parutions de cette rentrée. Pour s&#8217;assurer d&#8217;une révélation littéraire, mieux vaudra attendre la lecture d&#8217;un deuxième texte.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Nevrospiral » de Patrick Olivier Meyer, éditions Calmann-Lévy, 260 pages, 17 €. Parution le 18 août.</strong></em></p>
<h3 style="text-align: right;">Page suivante : la première page du livre</h3>
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		<title>Les dix romans de la rentrée littéraire que vous attendez le plus</title>
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		<pubDate>Mon, 16 Aug 2010 10:23:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A la une]]></category>

		<category><![CDATA[Rentrée 2010]]></category>

		<category><![CDATA[Bret Easton Ellis]]></category>

		<category><![CDATA[Claro]]></category>

		<category><![CDATA[Cosmoz]]></category>

		<category><![CDATA[Editions Actes Sud]]></category>

		<category><![CDATA[Editions Robert Laffont]]></category>

		<category><![CDATA[Rentrée littéraire septembre 2010]]></category>

		<category><![CDATA[Suite(s) impériale(s)]]></category>

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		<description><![CDATA[
Les salles de stock sont pleines à craquer, les premiers titres commencent à remplir les tables de libraires : la rentrée littéraire commencent bien cette semaine. A partir de mercredi, 701 romans se lanceront dans la bagarre effrénée aux ventes, aux critiques et aux signatures, qui constituent cette &#8220;exception française&#8221; éditoriale.
Il y a un mois, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/sondage_big.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1571" title="sondage_big" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/sondage_big.jpg" alt="sondage_big" width="618" height="260" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Les salles de stock sont pleines à craquer, les premiers titres commencent à remplir les tables de libraires : la rentrée littéraire commencent bien cette semaine. A partir de mercredi, 701 romans se lanceront dans la bagarre effrénée aux ventes, aux critiques et aux signatures, qui constituent cette &#8220;exception française&#8221; éditoriale.<br />
Il y a un mois, nous avions lancé sur notre page Facebook deux sondages afin de connaître les titres français et étrangers que vous attendez le plus. Même si le nombre de réponses n&#8217;a pas été à la hauteur de nos attentes, vacances obligent, voici les résultats.</p>
<h2>Romans français</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/cosmoz_sondage.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1572" title="cosmoz_sondage" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/cosmoz_sondage.jpg" alt="cosmoz_sondage" width="220" height="365" /></a>Le marketing ne fait pas tout, et ce sont pour la plupart des romans peu couverts par la presse pendant l&#8217;été qui se partagent les premières places du classement. Les deux &#8220;grosses machines&#8221; de la rentrée, le Houellebecq et le traditionnel Nothomb, n&#8217;apparaissent que dans la seconde moitié du classement.</p>
<blockquote>
<h2>1.	Cosmoz</h2>
<p><strong>de Claro (Éditions Actes Sud)</strong><br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=1526" target="_self"><em>Voir notre critique</em></a></p>
<p>2.	<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=1518" target="_self"><strong>A la folle jeunesse</strong></a> de Ann Scott<br />
<em>(Éditions Stock)</em><br />
3.	<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=1566" target="_self"><strong>La carte et le territoire</strong></a> de Michel Houellebecq <em>(Éditions Flammarion)</em><br />
4.	<strong>Parle-leur de batailles, de rois et d&#8217;éléphants</strong> de Matthias Enard <em>(Éditions Actes Sud)</em><br />
5 ex aequo. <strong>Le sel</strong> de Jean-Baptiste Del Amo<em><br />
(Éditions Gallimard)</em><br />
5 ex aequo. <strong>Une forme de vie</strong> de Amélie Nothomb <em>(Éditions Albin Michel)</em></p></blockquote>
<h2>Romans étrangers</h2>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/suites_imperiales_sondage.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1573" title="suites_imperiales_sondage" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/suites_imperiales_sondage.jpg" alt="suites_imperiales_sondage" width="220" height="361" /></a>Pas de surprises par contre pour les romans étrangers : le Ellis et le Pynchon, annoncés depuis plusieurs mois dans les magazines et les sites culturels, se partagent les premières places du classement. Plus surprenante est la présence du recueil de nouvelles de Jim Harrssion et du nouveau roman de Will Self. Les deux auteurs bénéficient pour le premier d&#8217;une forte affection du public français, et pour le second de l&#8217;élan provoqué par le succès surprise, fin 2009, de son précédent roman.</p>
<blockquote>
<h2>1.	Suite(s) impériale(s)</h2>
<p><strong>de Bret Easton Ellis (Éditions Robert Laffont)</strong><em> <a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?tag=suites-imperiales" target="_self">Voir notre dossier</a></em><strong><br />
</strong></p>
<p>2.	<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?tag=inherent-vice" target="_self"><strong>Vice caché</strong></a> de Thomas Pynchon<br />
<em>(Éditions du Seuil)</em><br />
3 ex aequo. <strong>Les jeux de la nuit</strong> de Jim Harrisson <em>(Éditions Flammarion)</em><br />
3 ex aequo. <a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=1464" target="_self"><strong>La fille aux cheveux étranges</strong></a> de David Foster Wallace <em>(Éditions Au diable Vauvert)</em><br />
4.	<strong>Le livre de Dave</strong> de Will Self <em>(Éditions de l&#8217;Olivier)</em></p></blockquote>
<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?tag=rentree-litteraire-septembre-2010" target="_self">Retrouvez notre dossier complet<br />
sur la rentrée littéraire 2010</a></h3>
]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Des détails sur le nouveau Houellebecq, La carte et le territoire</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Aug 2010 10:08:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[A la une]]></category>

		<category><![CDATA[Rentrée 2010]]></category>

		<category><![CDATA[Editions Flammarion]]></category>

		<category><![CDATA[La carte et le territoire]]></category>

		<category><![CDATA[Michel Houellebecq]]></category>

		<category><![CDATA[Rentrée littéraire septembre 2010]]></category>

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		<description><![CDATA[A paraître dans moins d&#8217;un mois, le 8 septembre, le nouveau roman de Michel Houellebecq, La carte et le territoire, se précise enfin. Si l&#8217;on connaissait les grandes lignes du pitch, dévoilées en juin par l&#8217;éditeur Flammarion, l&#8217;AFP a publié hier l&#8217;une des premières critiques du livre. Surprise, demie tout du moins, l&#8217;auteur de Plateforme [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/rl10_carte_territoire.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1567" title="rl10_carte_territoire" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/rl10_carte_territoire.jpg" alt="rl10_carte_territoire" width="300" height="465" /></a>A paraître dans moins d&#8217;un mois, le 8 septembre, le nouveau roman de Michel Houellebecq, La carte et le territoire, se précise enfin. Si l&#8217;on connaissait les grandes lignes du pitch, dévoilées en juin par l&#8217;éditeur Flammarion, l&#8217;AFP a publié hier l&#8217;une des premières critiques du livre. Surprise, demie tout du moins, l&#8217;auteur de Plateforme et de La possibilité d&#8217;une île, aurait ancré son livre dans les petits milieux médiatiques et artistiques parisiens. Des personnalités telles que Houellebecq lui-même, mais aussi Frédéric Beigbeder, Julien Lepers ou Jean-Pierre Pernaud tiennent des rôles plus ou moins importants dans le livre, présenté par la critique comme <em>« plus convenu »</em> que les précédents livres de l&#8217;auteur, s&#8217;appuyant cependant <em>« sur une construction sans faille»</em>.<br />
Tiré à 120 000 exemplaires, La carte et le territoire est l&#8217;un des livres les plus attendus de la rentrée littéraire. En attendant une critique à venir rapidement, voici un résumé complet issu de la dépêche AFP.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Jed, personnage terne et fidèle anti-héros houellebecquien, tombe  amoureux d&#8217;une brillante cadre de chez Michelin&#8230;Pour sa première  grande exposition, il demande à l&#8217;écrivain Michel Houellebecq, &#8220;un  auteur célèbre, mondialement célèbre même, d&#8217;après Franz tout du moins&#8221;,  d&#8217;écrire le texte de son catalogue&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;histoire emmène le lecteur de Paris au Raincy (Seine-Saint-Denis) en passant par la Creuse et l&#8217;Irlande, pays où l&#8217;écrivain a réellement élu domicile, et tourne au thriller psychologique.</p>
<p style="text-align: justify;">Houellebecq ne se départit pas de ses réflexions sur la mort, le sexe, la reproduction, &#8220;l&#8217;impossibilité de vivre&#8221; ou l&#8217;existence humaine à &#8220;laquelle (Jed Martin) n&#8217;avait jamais adhéré&#8221;. Mais un peu à la façon d&#8217;un Pierre Desproges ou d&#8217;un Woody Allen, il tort le cou au sérieux de son désespoir et se moque foncièrement de lui-même et des autres.</p>
<p style="text-align: justify;">Il s&#8217;attaque cette fois au monde de l&#8217;art et des affaires où chaque rencontre est prétexte à cooptation par l&#8217;entremise de médias tellement prévisibles qu&#8217;il n&#8217;a pas besoin de forcer le trait pour décrire leur mode de fonctionnement. Convoquant quelques figures médiatiques, littéraires, politiques et industrielles françaises dans des scènes surprenantes et parfois franchement hilarantes (Julien Lepers, Frédéric Beigbeder, qui va servir d&#8217;intermédiaire entre Jed et Houellebecq, Jean-Pierre Pernaut et &#8220;La France des saveurs&#8221;, Patrick Le Lay, François Pinault ou François Mitterrand&#8230;.) l&#8217;écrivain s&#8217;en donne à coeur joie.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais s&#8217;il règle, une fois de plus, ses comptes avec la presse française - &#8220;il ne se passe pas une semaine sans que je me fasse chier sur la gueule par telle ou telle publication&#8221; - il se déchaîne aussi dans le portrait qu&#8217;il dresse de lui-même : un auteur alcoolique et dépressif dont la vie en Irlande amplifie le côté solitaire et mystérieux de son personnage.</p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu&#8217;il n&#8217;est pas vêtu de son éternel pantalon en velours côtelé, il porte &#8220;un pyjama rayé gris qui le fait vaguement ressembler à un bagnard de feuilleton télévisé&#8221;, il &#8220;pue un peu mais moins qu&#8217;un cadavre&#8221; et vit dans une maison &#8220;facile à reconnaître&#8221;, avec &#8220;la pelouse la plus mal tenue des alentours et peut-être de toute l&#8217;Irlande&#8221;.</p>
<p style="text-align: justify;">&#8220;Il avait pris du ventre depuis la dernière fois, mais son cou, ses bras étaient toujours aussi décharnés; il ressemblait à une vieille tortue malade&#8221;, écrit-il, décrivant le deuxième rendez-vous de Jed avec l&#8217;écrivain.</p>
<p style="text-align: right;"><em>© AFP, 2010</em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em><strong><br />
</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« La carte et le territoire » de Michel Houellebecq, éditions Flammarion, 460 pages, 22 €. Parution le 8 septembre.</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Vice caché, un Pynchon dans les fumées hallucinogènes</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 14:17:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Inherent vice]]></category>

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		<category><![CDATA[Thomas Pynchon]]></category>

		<category><![CDATA[Vice caché]]></category>

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		<description><![CDATA[Paru l&#8217;été dernier aux États-Unis, Vice caché avait pour le moins pris de court les fans de Pynchon. Et pour cause : quoi de plus étrange, pour l&#8217;auteur le plus mystérieux et perfectionniste au monde, de publier un roman deux ans à peine après son monumental Contre-jour, lui qui peut séparer deux ouvrages de presque [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/rl10_vicecache.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1564" title="rl10_vicecache" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/rl10_vicecache.jpg" alt="rl10_vicecache" width="220" height="380" /></a>Paru l&#8217;été dernier aux États-Unis, Vice caché avait pour le moins pris de court les fans de Pynchon. Et pour cause : quoi de plus étrange, pour l&#8217;auteur le plus mystérieux et perfectionniste au monde, de publier un roman deux ans à peine après son monumental Contre-jour, lui qui peut séparer deux ouvrages de presque une décennie. Plus surprenant encore était le contexte du livre. Situé dans le Los Angeles des années 70, il n&#8217;en avait pas fallu plus aux mordus de l&#8217;auteur d&#8217;y voir autant de pistes sur l&#8217;intimité de Pynchon, alors que personne ne sait où et en quoi consiste le quotidien de ce dernier, jamais apparu en public. Lecture faite, il semble que le résultat soit un livre bien plus étrange que ce que laissait entendre sa description. Le minimum syndical, en quelque sorte, pour un roman portant un tel titre.<br />
Dans le L.A. des années 70 baigné dans la terreur post-Charles Manson, Larry &#8220;Doc&#8221; Sportello est un privé aux tendances hippies, dont les enquêtes se brouillent souvent dans les fumées de &#8220;marie-jeanne&#8221;. Doc reçoit la visite de Shasta, une ancienne maîtresse, qui lui demande son aide sur une affaire sensible. Ayant une aventure avec la magnat de l&#8217;immobilier Mickey Wolfmann, elle s&#8217;inquiète d&#8217;un complot qu&#8217;aurait pu monter contre lui son épouse et l&#8217;amant de celle-ci. Peu après, Sportello est appelé pour enquêter sur l&#8217;un des gardes de Wolfmann, un motard issu d&#8217;un gang néo-nazi. Lorsque ce dernier est abattu, alors que Doc est à sa recherche, le privé tombe à nouveau dans les griffes de son ennemi intime, le détective du LAPD &#8220;Bigfoot&#8221; Bjonsen, qui porte en horreur la culture hippie. Peu après, Wolfman, puis bientôt Shasta, disparaissent. Bon gré mal gré, Bigfoot et Doc unissent leurs forces pour tirer l&#8217;affaire au clair, et retrouver les disparus. Les voilà sur la piste d&#8217;une mystérieuse organisation, le Croc d&#8217;Or, qui semble à l&#8217;origine de tous ces mystères&#8230;</p>
<div id="attachment_1563" class="wp-caption alignright" style="width: 290px"><img class="size-full wp-image-1563 " title="inherent_vice_cover1" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/inherent_vice_cover1.jpg" alt="La couverture originale du livre, signée de l’artiste hawaïen Darshan Zenith." width="280" height="224" /><p class="wp-caption-text">La couverture originale du livre, signée de l’artiste hawaïen Darshan Zenith.</p></div>
<p style="text-align: justify;">En apparence donc, Vice caché n&#8217;a rien du livre traditionnel de Pynchon. Situé dans une période relativement récente, le roman ne se plonge pas dans les célèbres reconstitutions historiques de l&#8217;écrivain. C&#8217;est un vrai roman de genre, thème encore jamais abordé de front par l&#8217;écrivain. Enfin, son épaisseur (même pas 350 pages pour la version française) n&#8217;est nullement comparable avec les précédents textes de Pynchon, dont la plupart flirtent sinon dépassent les 1000 pages. Mais là encore, les apparences sont totalement trompeuses, car Vice caché est un Pynchon dans tous les sens du terme. On y retrouve la culture encyclopédique, le sens pointu du détail, les flamboyantes descriptions qui caractérisent son écriture. La verve hilarante de l&#8217;auteur est également bien là, et donne toute sa saveur dans les scènes de &#8220;trip&#8221; qui envahissent Doc à chaque instant. Enfin, la multitude quasi-infinie de personnages, les rebondissements multiples, faisant apparaître et disparaître les protagonistes, répondent également présents.<br />
Le livre, on s&#8217;en doute, sera comme tous ceux de l&#8217;auteur un objet d&#8217;étude très riche pour les fanatiques de Pynchon, qui n&#8217;auront de cesse d&#8217;y trouver des pistes sur l&#8217;œuvre ou la personnalité de leur écrivain favori. Pas sûr cependant que le lecteur moyen y trouve autant son compte. Car là encore, si le nombre de pages concentré de Vice caché a pu un temps faire apparaître le livre comme l&#8217;un des Pynchon les plus accessibles, il n&#8217;en reste pas moins que son rythme frénétique et ses innombrables personnages pourront perdre les lecteurs n&#8217;ayant pas à l&#8217;écran de leur ordinateur le PynchonWiki, site encyclopédique qui est la bible des férus de l&#8217;auteur. Cette difficulté sera encore accrue pour le lecteur français, ou plus généralement non-californien, qui n&#8217;aura pas forcément et parfaitement en tête les tenants et aboutissants de l&#8217;affaire Charles Manson, qui sous-tend le livre, ni encore moins la connaissance de l&#8217;underground californien des seventies, dont le roman est truffé de références.<br />
Au final, il est indispensable de dire un mot de la traduction de Nicolas Richard, qui inaugure ici son CV pynchonien, faisant suite à l&#8217;habituel traducteur de l&#8217;auteur, Claro. Les précédentes traductions de Richard étant de grande qualité, c&#8217;est sans réelle surprise que l&#8217;on découvre que ce dernier s&#8217;est parfaitement glissé dans le style complexe et touffu de Pynchon, et rendu avec beaucoup de talent et de fluidité l&#8217;argot, les sous-entendus, et l&#8217;humour féroce qui font le livre. Quelques notes de bas de page, ou un bref texte introductif, n&#8217;auraient cependant pas été de trop pour les néophytes de la culture américaine. Mais il n&#8217;est pas sûr que les drastiques exigences éditoriales de Pynchon auraient permises de telles libertés&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Vice caché » de Thomas Pynchon, traduit de l&#8217;anglais (États-Unis) par Nicolas Richard, éditions du Seuil, 360 pages, 22,50 €. Parution le 2 septembre.</strong></em></p>
<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/?p=820" target="_self">Retrouvez la &#8220;Google map&#8221; de Vice caché</a><em><strong><br />
</strong></em></h3>
<h3 style="text-align: right;">Pages suivantes : la première page du livre et vidéos</h3>
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		<pubDate>Tue, 10 Aug 2010 09:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
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			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/facebook_group_big.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1558" title="facebook_group_big" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/facebook_group_big.jpg" alt="facebook_group_big" width="618" height="260" /></a></p>
<p style="text-align: justify;">Pendant tout l&#8217;été, et probablement au delà, Culture Café prend une partie de ses quartiers sur Facebook. Sur la page réservée au site, vous pouvez suivre au quotidien l&#8217;actualité culturelle grâce aux brèves que nous y publions. Parutions littéraires, bandes-annonces, liens utiles&#8230; sont publiés chaque jour. En ce moment : des nouvelles d&#8217;Avatar 2, la preview littéraire du nouveau roman de Pierre Bordage, et de nombreuses autres actualités.<br />
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		<title>Les assoiffées, visite douce-amère d’intellos en terre inconnue</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Aug 2010 16:36:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Rentrée 2010]]></category>

		<category><![CDATA[Bernard Quiriny]]></category>

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		<category><![CDATA[Rentrée littéraire septembre 2010]]></category>

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		<description><![CDATA[Remarqué depuis ses deux recueils de nouvelles, Bernard Quiriny entre aujourd&#8217;hui dans le club impitoyable des primo-romanciers de la rentrée littéraire. Son premier roman, Les assoiffées, sonnera pourtant pour beaucoup la consécration d&#8217;un écrivain et non sa découverte. Avec ce texte, à la frontière entre fiction politique et chronique satirique, l&#8217;auteur apporte la preuve d&#8217;un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/rl10_assoiffees.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1554" title="rl10_assoiffees" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/rl10_assoiffees.jpg" alt="rl10_assoiffees" width="220" height="380" /></a>Remarqué depuis ses deux recueils de nouvelles, Bernard Quiriny entre aujourd&#8217;hui dans le club impitoyable des primo-romanciers de la rentrée littéraire. Son premier roman, Les assoiffées, sonnera pourtant pour beaucoup la consécration d&#8217;un écrivain et non sa découverte. Avec ce texte, à la frontière entre fiction politique et chronique satirique, l&#8217;auteur apporte la preuve d&#8217;un savoir-faire affirmé, qui place le livre bien au-dessus du niveau moyen des premiers romans.<br />
Intellectuel parisien excentrique et obsédé par son image, Pierre-Jean Gould s&#8217;apprête à offrir à une demi-douzaine de confrères le sésame pour un voyage aussi inédit que convoité : la découverte de la Belgique. Le pays a en effet subi une transformation radicale dans les années 70, suite à une révolution féministe qui porta les femmes au pouvoir absolu. Fermé depuis les années 80, la Belgique a coupé toute relation diplomatique avec le reste du monde. Le voyage est donc attendu comme un événement historique, dont le récit sera publié dans la revue d&#8217;opinion L&#8217;instant. Mais Judith, la &#8220;Bergère&#8221; qui dirige d&#8217;une main de fer le pays, présente les facettes les plus optimistes du pays, faisant naître doute ou enthousiasme chez ses visiteurs.<br />
En parallèle, nous découvrons le journal intime d&#8217;Astrid, une femme belge anonyme, confrontée à la misère d&#8217;un pays vivant sous une dictature qui ne dit pas son nom. Les massacres des hommes, la vie misérable à laquelle sont promises la plupart des femmes, les activités clandestines qui rongent le pays font son quotidien. A la suite d&#8217;un tirage au sort, Astrid rencontre Judith. Prise d&#8217;affection, la Bergère décide de faire entrer celle-ci à la Cour. Peu à peu, l&#8217;anonyme devient grande courtisane, découvrant les ficelles et secrets du pouvoir.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/bernard-quiriny.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1555" title="bernard-quiriny" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/bernard-quiriny.jpg" alt="bernard-quiriny" width="220" height="202" /></a> En optant pour l&#8217;alternance entre un récit choral et un journal intime, Bernard Quiriny choisit une structure d&#8217;apparence assez classique, mais qui se révèle plus périlleuse qu&#8217;il n&#8217;y paraît. En effet, les faux-semblants habitent les deux genres d&#8217;écriture. La chronique de la visite est une ré-interprétation à peine déguisée du voyage en Chine entrepris en 1974 par plusieurs membres de la revue Tel Quel, menés par Philippe Sollers et accompagnés par Roland Barthes. De leur coté, les carnets de Astrid réinventent les journaux de citoyens vivant sous une dictature, avant de déraper vers un portrait des coulisses du pouvoir.<br />
La réalité réinventée ne cède pourtant qu&#8217;assez peu de place à la fiction, même si la dictature des femmes, qui sert de point de point de départ au livre, pourra apparaître comme légèrement trop poussé pour ne pas risquer le ridicule. Mais c&#8217;est dans cette outrance que Quiriny prouve sa maîtrise, son sens du récit. Même si le défi est grand, l&#8217;auteur ne perd jamais en 400 pages pied sur son récit, ni ne tombe dans le grotesque.<br />
Au final, Les assoiffées est un livre subtil, dans les débordements volontaires sont trop subtilement amenés pour ne pas provoquer le sourire, sans pour autant ne pas faire froid dans le dos. Et sa critique acerbe des milieux intellectuels parisiens, qui n&#8217;est pas vraiment une surprise pour qui connaît les écrits journalistiques de l&#8217;auteur, pique là où ça fait mal sans jamais viser à coté. Un livre jubilatoire, en somme, ce qui n&#8217;est finalement pas si courant dans le paysage littéraire actuel.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Les assoiffées » de Bernard Quiriny, éditions du Seuil, 420 pages, 21 €. Parution le 19 août.</strong></em></p>
<h3 style="text-align: right;">Page suivante : la première page du livre et vidéo de l&#8217;auteur</h3>
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		<title>Moebius signe son grand retour avec un album et deux expositions</title>
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		<pubDate>Sun, 01 Aug 2010 13:47:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[
Auteur légendaire de la bande-dessinée française, Jean Giraud dit Moebius fait l&#8217;événement à chacune de ses créations. L&#8217;auteur vient de faire l&#8217;annonce officielle de plusieurs nouveaux projets à la rentrée, avec un album inédit et deux expositions à Paris.
Le 15 septembre paraîtra aux éditions Glénat le premier album d&#8217;une nouvelle série basée sur le personnage [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/moebius_big.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1547" title="moebius_big" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/moebius_big.jpg" alt="moebius_big" width="650" height="273" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/arzak.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1548" title="arzak" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/arzak.jpg" alt="arzak" width="250" height="350" /></a>Auteur légendaire de la bande-dessinée française, Jean Giraud dit Moebius fait l&#8217;événement à chacune de ses créations. L&#8217;auteur vient de faire l&#8217;annonce officielle de plusieurs nouveaux projets à la rentrée, avec un album inédit et deux expositions à Paris.<br />
Le 15 septembre paraîtra aux éditions Glénat le premier album d&#8217;une nouvelle série basée sur le personnage d&#8217;Arzak. Bien connu des amateurs de bande-dessinée, ce personnage est l&#8217;une des créations les plus mémorables de Moebius. Apparu dans les pages de Métal Hurlant au milieu des années 70 sous la foule de cinq épisodes muets, Arzak est considéré par beaucoup comme une révolution du neuvième Art. Ayant fait l&#8217;objet d&#8217;une exposition et d&#8217;un album collector à la fin 2009, Arzak revient donc pour une nouvelle série.<br />
Titré L&#8217;arpenteur, ce premier tome est encore entouré d&#8217;un certain mystère. Dans sa note d&#8217;intention (voir page suivante), Moebius annonce vouloir revenir aux origines du personnage, le définissant comme « une sorte de fonctionnaire mandaté par une administration humaine, lointaine et  même absente », dont le rôle est de « traquer la moindre anomalie à la surface de l&#8217;immense désert que semble être la planète Tassili ». Néanmoins, l&#8217;auteur annonce que cette histoire se mêlera à un space-opera qui se déroule dans « une sorte de Caraïbe cosmique ».<br />
Si le contenu est encore assez flou, on en sait par contre un peu plus sur la forme de l&#8217;album. D&#8217;un format supérieur aux bandes-dessinées classiques, L&#8217;arpenteur devrait de combler les fans les plus mordus de son auteur. En effet, l&#8217;album sera complété de pages bonus, parmi lesquelles l&#8217;éditeur promet de nombreuses images inédites. Ce livret additionnel sera basé sur l&#8217;exposition éphémère « Arzak au Belvédère » de la fin 2009, à l&#8217;occasion de laquelle fut éditée une BD collector, Arzak Tassili. Plus d&#8217;une vingtaine d&#8217;œuvres, encore inédites, aquarelles, peintures, et fusains furent exposées. La plupart d&#8217;entre elles furent inspirées par le premier album de la nouvelle série. Quelques unes sont présentées dans ces pages supplémentaires.<br />
La parution-événement d&#8217;Arzak sera également accompagnée en octobre d&#8217;une exposition de quelques originaux de l&#8217;album à la galerie parisienne Slomka, spécialisée dans la BD.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/transe-forme.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1550" title="transe-forme" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/08/transe-forme.jpg" alt="transe-forme" width="250" height="356" /></a>Mais la grosse expo qu&#8217;attendent les amateurs de Moebius se déroulera à l&#8217;excellente Fondation Cartier, dont les murs ont aussi bien accueilli les œuvres de Sophie Calle, Takashi Murakami, David Lynch ou en ce moment même Takeshi Kitano. Onze ans après la présentation d&#8217;œuvres de Jean Giraud dans l&#8217;exposition 1 monde réel, la Fondation Cartier lui offre aujourd&#8217;hui sa première grande exposition solo en France. Intitulée Moebius-Transe-Forme, elle se déroulera du 12 octobre au 13 mars 2011. L&#8217;artiste a choisi comme thème la métamorphose, omniprésent dans son œuvre. L&#8217;expo sera ainsi la confrontation des styles très divers de Giraud, des grandes plaines de l&#8217;Ouest américain de Blueberry (sous le pseudonyme de Gir) aux mondes de SF, en passant par les nombreuses collaborations de Moebius à des œuvres cinématographiques (dont Le cinquième élément, Alien, ou Les maitres du temps). 300 dessins, carnets de croquis, tableaux, originaux de BD (dont beaucoup d&#8217;inédits) seront exposé « avec une scénographie spectaculaire ». On pourra également retrouver en avant-première deux films : un film d&#8217;animation 3D co-réalisé par Moebius et BUF Compagnie, inspiré de son album La Planète Encore, ainsi qu&#8217;un documentaire-portrait de l&#8217;artiste de 52 minutes réalisé spécialement pour l&#8217;occasion par Damian Pettigrew et Olivier Gal. Un catalogue présentant 150 reproductions sera également publié en collaboration avec Actes Sud.</p>
<p>►<em><strong> « Arzak T.1 : L&#8217;arpenteur » de Moebius, éditions Glénat/Moebius Productions, 72 pages, 18 €. Parution le 15 septembre.</strong></em><br />
► <em><strong>« Moebius-Transe-forme », exposition de Moebius, du 12 octobre 2010 au 13 mars 2011, Fondation Cartier pour l&#8217;art contemporain, 261, boulevard Raspail, 75014 Paris.</strong></em></p>
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		<title>Des fleurs pour Zoë, un premier roman sur le fil du rasoir</title>
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		<pubDate>Sun, 25 Jul 2010 13:49:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
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		<description><![CDATA[« Une tornade de 22 ans » annonce sur fond rouge sang le bandeau de couverture du premier roman de Antonia Kerr. Jouant sur l&#8217;ambiguïté, on ne sait trop si l&#8217;éditeur pense ici à la Zoë du titre ou l&#8217;auteur elle-même, dont l&#8217;age est similaire. Concernant celle-ci, on ne pariera pas forcément sur la pertinence [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/rl10_fleurs_zoe.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-1542" title="rl10_fleurs_zoe" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/rl10_fleurs_zoe.jpg" alt="rl10_fleurs_zoe" width="220" height="380" /></a>« Une tornade de 22 ans »</em> annonce sur fond rouge sang le bandeau de couverture du premier roman de Antonia Kerr. Jouant sur l&#8217;ambiguïté, on ne sait trop si l&#8217;éditeur pense ici à la Zoë du titre ou l&#8217;auteur elle-même, dont l&#8217;age est similaire. Concernant celle-ci, on ne pariera pas forcément sur la pertinence du mot <em>« tornade »</em>, mais il est certain que Kerr colle parfaitement au terme révélation.<br />
Trader new-yorkais proche de la retraite, Richard voit sa vie basculer en quelques semaines. Séparé de sa femme un an plus tôt, il se retrouve seul dans une ville et un travail qui l&#8217;ennuient. Hésitant à céder à sa bougeotte naturelle pour prendre la poudre d&#8217;escampette, il décide finalement de tout plaquer et s&#8217;installer dans un village de retraités médicalisé à Key West, en Floride. Afin de ne pas voyager seul, une petite annonce lui fait prendre la route avec John-John, un peintre noir au chômage. Lors d&#8217;un arrêt dans la famille de ce dernier, Richard tombe éperdument amoureux de Zoë, la nièce de John John. Beauté explosive de 22 ans, elle prend la route avec Richard pour une virée sans fin au travers des États-Unis. Entre dinners bondés, motels délabrés et escapades amoureuses, Richard va bientôt goûter aux affres de la passion avec une fille de presque 40 ans de moins que lui.<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/antonia_kerr2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1544" title="antonia_kerr2" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/antonia_kerr2.jpg" alt="antonia_kerr2" width="220" height="330" /></a>L&#8217;approche du premier roman d&#8217;un auteur de la vingtaine ne se fait jamais sans une certaine appréhension, échaudés que l&#8217;on est par des expériences d&#8217;auto-fiction poussives et outrancières. Dès ses premières pages, Des fleurs pour Zoë balaie ces craintes. La première chose qui frappe dans les écrits d&#8217;Antonia Kerr à construire une vraie fiction. Prenant pour cadre les États-Unis et pour narrateur un homme de soixante ans, on imagine que le livre n&#8217;a qu&#8217;un rapport ténu avec la vie de l&#8217;auteur, originaire d&#8217;Avignon. On est d&#8217;autant plus surpris que le texte tient une cadence effrénée sur ses 150 pages, où les moments de creux ne durent que quelques paragraphes.<br />
Le plus surprenant, toutefois, est le numéro d&#8217;équilibriste auquel se livre l&#8217;auteur tout au long du livre. Car, au cœur de ce &#8220;road book&#8221; sans faille se glisse la mélancolie du narrateur, un homme dans la dernière partie de sa vie, tiraillé entre ses regrets et son amour (impossible ?) pour une jeune femme.<br />
On sent bien que l&#8217;influence de Philip Roth n&#8217;est pas loin, et ce n&#8217;est pas un hasard si Richard tente de faire lire à Zoë La bête qui meurt, dans lequel l&#8217;un des personnages récurrents de Roth, le professeur de faculté vieillissant David Kepesh tombe amoureux d&#8217;une étudiante cubaine.<br />
Bien entendu, il est difficile pour Kerr de rivaliser avec Roth sur la description des sentiments du personnage, mais elle se choisit un autre défi : méler cette trame avec un scénario digne d&#8217;un Quentin Tarantino survolté. Une gageure loin d&#8217;être gagnée d&#8217;avance pour un premier roman, que Kerr relève cependant avec une aisance presque déconcertante. En pleine refondation, la collection Blanche de Gallimard s&#8217;est encore trouvé une jeune écrivain dont il faudra suivre l&#8217;évolution dans des textes que l&#8217;on espère plus amples à l&#8217;avenir.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Des fleurs pour Zoë » de Antonia Kerr, éditions Gallimard, 160 pages, 14,90 €. Parution le 19 août.</strong></em></p>
<h3 style="text-align: right;">Page suivante : la première page du livre</h3>
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		<title>Fragments, révélation des écrits intimes et secrets de Marilyn Monroe</title>
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		<pubDate>Sat, 24 Jul 2010 12:57:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Christophe GREUET</dc:creator>
		
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		<category><![CDATA[Rentrée 2010]]></category>

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		<category><![CDATA[Rentrée littéraire septembre 2010]]></category>

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Presque aucune avant-première n&#8217;en a encore parlé, mais le livre promet d&#8217;être l&#8217;un des événements majeurs de la prochaine rentrée littéraire. Et, sur le plan historique, il s&#8217;agit d&#8217;une parution autrement plus importante que le nouveau Houellebecq. Le 12 octobre prochain, les éditions du Seuil publieront Fragments, un recueil de textes et de photographies signés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/fragments_big.jpg"><img class="alignnone size-full wp-image-1535" title="fragments_big" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/fragments_big.jpg" alt="fragments_big" width="618" height="260" /></a></p>
<p style="text-align: justify;"><a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/fragments_1.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1537" title="fragments_1" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/fragments_1.jpg" alt="fragments_1" width="220" height="293" /></a>Presque aucune avant-première n&#8217;en a encore parlé, mais le livre promet d&#8217;être l&#8217;un des événements majeurs de la prochaine rentrée littéraire. Et, sur le plan historique, il s&#8217;agit d&#8217;une parution autrement plus importante que le nouveau Houellebecq. Le 12 octobre prochain, les éditions du Seuil publieront Fragments, un recueil de textes et de photographies signés par Marilyn Monroe. C&#8217;est Bernard Comment, le directeur de l&#8217;excellente collection Fiction &amp; Cie, qui est à l&#8217;origine du projet, permettant ainsi au Seuil d&#8217;être l&#8217;éditeur mondial du livre, qui sera distribué outre-Atlantique par la maison américaine Farrar, Straus &amp; Giroux (groupe MacMillan). Le livre paraît d&#8217;ailleurs le même jour en France et aux États-Unis.<br />
Même si le plus grand secret entoure la nature réelle du livre, on sait néanmoins que ce recueil réunit des pensées, poèmes, et extraits du journal intime de la star, auxquels s&#8217;ajoutent près de 150 de ses photographies personnelles. Les écrits sont datés entre 1943, alors que Marilyn était encore adolescente, jusqu&#8217;à quelques jours avant son mystérieux décès en 1962. Le livre a été rendu possible par Anna Strasberg, la veuve de Lee Strasberg (fondateur de l&#8217;Actor&#8217;s Studio, et hériter de Marilyn), qui est également responsable du Marilyn Monroe Estate.<br />
Anna Strasberg a confié directement ces textes, tous inédits, à Bernard Comment, qui est co-responsable de &#8220;l&#8217;editing&#8221; du livre avec le producteur de cinéma Stanley Buchthal (que l&#8217;on retrouve au générique de documentaires sur Lou Reed et, plus récemment, Jean-Michel Basquiat).<br />
<a href="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/frigments_2.jpg"><img class="alignright size-full wp-image-1538" title="frigments_2" src="http://www.culture-cafe.fr/site/wp-content/uploads/2010/07/frigments_2.jpg" alt="frigments_2" width="220" height="305" /></a>C&#8217;est à la fin 2008, au cours d&#8217;un dîner, que Bernard Comment apprend l&#8217;existence d&#8217;un fond important d&#8217;écrits de Marilyn. Comment l&#8217;expliquait Comment à l&#8217;agence Reuters, <em>« ces textes vont dans toutes les directions, et il est très difficile d&#8217;établir une logique entre ces fragments »</em>, qui apparaîtront dans le livre sous un simple ordre chronologique. <em>« Il y a une certaine mélancolie dans le ton du livre, et ce qui est très beau dans certaines notes est la façon avec lesquelles s&#8217;associent les idées, même si elles sont disséminées sur la page »</em>.<br />
Un événement émotionnel ou des problèmes personnels poussaient généralement Marilyn Monroe à prendre la plume. <em>« Je pense que non seulement elle aimait écrire, mais qu&#8217;en plus elle en ressentait le besoin »</em> poursuit Bernard Comment. <em>« C&#8217;était pour elle un moyen de faire le point sur sa vie, mais aussi d&#8217;exprimer les émotions extrêmement fortes qu&#8217;elle pouvait avoir en réaction à certaines situations »</em>.<br />
Parmi les textes, qui seront publiés sous la forme de fac-similés, on note les pensées de Marilyn sur ses différents maris, dont James Dougherty et Arthur Miller, une lettre qu&#8217;elle écrivit à Lee Strasberg, des pensées sur les travaux de plusieurs écrivains, dont Joyce et Beckett, ainsi que des notes sur différents de ses rôles, dont les personnages de Sept ans de réflexion ou Certains l&#8217;aiment chaud.<br />
Le livre, d&#8217;un format légèrement supérieur à un roman, sera publié en France sous deux versions : l&#8217;une traditionnelle, et une édition &#8220;luxe&#8221; sous une couverture toilée rose.</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>« Fragments » de Marilyn Monroe, édité par Bernard Comment et Stanley Buchthal, éditions du Seuil, 300 pages environ, 29,80 € (version normale) et 49 € (version luxe). Parution le 12 octobre.</strong></em></p>
<h3 style="text-align: right;">Page suivante : présentation de l&#8217;éditeur</h3>
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